-----

-----
Affichage des articles dont le libellé est faune. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est faune. Afficher tous les articles

mardi 9 juillet 2019

Les bassines de zinc de grand-mère


L'un de mes endroits favoris au jardin, allongé prés des bassines, bercé par le doux clapotis du jet d'eau, le poisson rouge venant se faire caresser et le crapaud bavarder, euh presque ...

La plus ancienne bassine est installée depuis 9 ans et toujours autant de vie, quelle biodiversité ! Beaucoup de débris organiques au fond mais difficile de les enlever sans tuer les larves de libellules, notonectes, dytiques ...  Cela n'affecte pas la transparence de l'eau. Dans une autre je note la prolifération d'algues brunes par forte chaleur.

L'été, de réguliers apports d'eau  sont nécessaires, ce qui est contraignant. Je privilégie l'eau de source.

Ces bassines permettent d'évoquer l'écosystème des marres en attendant peut-être un jour d'en creuser et je suis certain que vous viendrez m'aider ...













dimanche 28 février 2016

Une âme comme un oiseau ...


Passereaux aussi bons que beaux,
Trop tôt s'envole parfois la vie,
Âmes aux portes du paradis.

Reconnaissance, inconnue main,
Le matin accordant la pitance,
Âme aux portes de la grâce.

Beauté et apparat,
Hivernale fragilité, trépas,
Âmes aux portes du purgatoire.

Frivolité, oiseau écervelé,
Éphémère jouissance, tentation carnassière,
Âme aux portes de l'enfer.



gros-bec casse-noyaux
sitelle torchepot





mésanges bleue
et charbonnière


tarin des aulnes


Quelques mots rapidement griffonnés tandis que je contemple toujours avec ce même regard enfantin les oiseaux visiter la mangeoire, pour la première fois comme le gros-bec, occasionnellement comme les chardonnerets, pinsons, mésanges à longue queue, mésanges nonnette, le pic épeiche ou le tarin, continuellement telles mésanges noire, bleue, charbonnière, sittelles.

Le jardin est inspiration, la vie, un cadre par lequel la rêverie s'échappe ou se heurte contre les barreaux d'une cage. Au jardin, n'est jamais loin le chat maléfique dont les yeux reflètent la lumière, la lumière de l'Enfer disait-on. 

Je visite vos jardins moins assidûment, paresse hivernale oblige, occupé toutefois à mes travaux d'écriture mais j'ai chargé les oiseaux de vous transmettre mes amicales pensées. Alors accueillez-les, écoutez les chanter pour moi !

(Le purgatoire, bien que notion théologique catholique inventée, est juste utilisée pour la gradation dans ce poème)




vendredi 8 mai 2015

Ma libellule ...






L'envol d'une libellule, gracieux ballet sous les cieux, demoiselles aux ailes de tulle, gaze ou dentelle, anax au thorax topaze ...

Je rêve et regarde ces agrions voler tels des avions, ces odonatopteres, hélicoptères de la mare, pardon, de mes bassines ...

Chaque bassine de zinc de 80 litres est en effet un microcosme riche de biodiversité : notonecte, dytique, larve de moustique et de libellule ...

Ces bassines deviennent le temps d'un été baignoires de mes chers crapauds et lessiveuses, retrouvant ainsi leurs usages d'antan quand les passereaux viennent laver leurs habits ...





Ményanthe

Une larve de libellule a attendu que les trèfles d'eau émergent et
fleurissent pour rejoindre le monde aérien tant attendu, après trois années ! La nourriture étant en effet trop peu abondante. 

Curieux cycles de vie des libellules : 
un stade larvaire, telle l'enfance, puis la nymphe période de l'adolescence, enfin l'âge adulte ...



Difficile mue exposée aux dangers, de plus, si les ailes ne peuvent se déplier correctement, mort assurée et me voici pris d'inquiétude pour cette nymphe ...




























Le cuticule enveloppant le corps de la nymphe se fend laissant apparaître les yeux et le thorax puis les pattes s'agrippent et permettent à l'abdomen de s'extirper. 

Plus de six heures après : premier envol ! 

Ah ! Les miracles de la nature ...


lundi 25 novembre 2013

Quelle rencontre !


Bois nus effeuillés
Bois altiers des cervidés
Brame, rut et hautbois

                                           Adiante


Formidable rencontre et combien magique d'un cerf, au bord d'un torrent, ayant son trône sous les ors automnaux d'un hêtre, tandis que les arbres voisins dénudés en cette fin novembre formaient une cohorte de gardes athlétiques, simplement photographié des yeux, immortalisé par mon premier haiku.

lundi 23 septembre 2013

Mariage de coeur ou de raison ?


Bel automne prolongeant admirablement l'été, la chaleur est douce, la luminosité claire, les couleurs superbes ...





J'ai fêté la fin de l'été en fauchant de bon matin la pelouse devenue prairie, satisfait d'honorer un engagement ...

Après quelques réglages des poignées et recherche de l'angle de fauche, me voici avançant dans le champs, hors du temps, descendant la pente de mon alpage, renouant avec un geste sans âge, fier d'avoir ouvert une belle page ...

Malgré l'emploi d'une pierre à aiguiser, la lame perdit rapidement de son efficacité, tant les tiges n'étaient plus tendres ...

Je finis de perdre mon sourire : pendant ce temps de vacance, presque de jachère, les campagnols avaient construit de beaux châteaux de sable terre ... Jusqu'où peut aller mon amour de la nature, le respect de la biodiversité ?

Alors que je poursuivais, je revis le petit crapaud précédemment rencontré. Cela m'encouragea, retrouvant la conviction de la nécessité de faucher pour un plus grand respect de la biodiversité.
 
Je découvris encore un autre carpelet, mais cette fois-ci à la peau beaucoup plus foncée ...







Hélas je dus terminer à la tondeuse avec maintes précautions pour la petite faune car la faux ne coupait plus la base de l'herbe, le jardin retrouvant ainsi un air sage. A ce propos, je vais rechercher une tondeuse manuelle écologique malgré les performances de ma tondeuse thermique ...

Le soleil séchait déjà le foin, la coumarine exhalant son agréable odeur, quel plaisir !
 
 




Alors ! Mariage de cœur ou de raison ?

Frustré par la qualité de ma lame, je pense en acheter une meilleure mais si chère - le parfait équipement du faucheur revient à deux cent euros  - et renouveler cette expérience en respectant le calendrier de fenaison des anciens,  sur une plus petite parcelle pour plus de poésie ...

Oui,  je garde un magnifique souvenir de ce premier fauchage ...

mercredi 18 septembre 2013

Gris et gris ...


La couleur du lac Léman varie continuellement selon la météorologie et la luminosité. Il est superbe les jours de pluie, d'orage, quand les gris sans mesure sont peinture, quand les gris sont poésie à l'envie selon cet ancien billet ...  Par beau temps, seul le lac entre Lavaux et la Riviera est parfois émeraude, turquoise sinon les nuances bleues sont moins contrastées.
 
Ces derniers jours, difficile de ne pas faire grise mine tant le ciel était gris, pluvieux, difficile de prendre son porte-mine ou sa plume ...

Malgré cela, admirer simplement la beauté de ce paysage telle une toile en perpétuelle composition par un divin artiste comme aimait le faire Jean-Jacques Rousseau depuis un rocher sis sur un promontoire, se laisser porter par ces nuages, saisir la fugacité des reflets, entrer dans l'intemporalité ...
 
Le lac rejoint le ciel à l'horizon, le regard devient flou, les gris se mélangent ...

La courbure de la terre est parfois visible, le spectacle est saisissant, le lac fascinant, son attrait puissant ...








Les mouettes, par centaine, suivaient la barque de ce pêcheur, scintillantes, métalliques, le battement de leurs ailes reflétant la lumière, peu visibles hélas, elles sont de petits points blancs si vous agrandissez cette photographie prise depuis mon téléphone.


Le lac comme le ciel étaient gris zinc, gris acier.

Gris zinc ...


 



Gris zinc comme mes vieilles bassines dans lesquelles Pierrette (histoire de notre rencontre : ici)  se rafraichit les soirs d'été. La première fois que je la vis, je pensais qu'elle n'arriverait pas à sortir. Se cachant quand je lui présentais une épuisette, je lui aménagea une planche. Satisfait le lendemain matin de ne plus la voir dans la bassine, j'ai bien ri le soir alors qu'elle grimpait, prenant appui sur la végétation pour prendre son bain quotidien !

 


 
 
 
Heureuse surprise ces jours-ci de découvrir un de ses petits, fruit de son amour avec Pierre ! Quelle tendresse de le prendre par la main  patte  et le mettre à l'abri dehors car il se promène au sous sol avec le risque de le xxxx dans la pénombre  ... Souhaitons-lui longue vie ...
 
 




Gris acier ...






Gris acier comme la lame de la faux vendue comme affûtée et ne l'étant pas. Le fauchage sera encore différé !

 
 

 
 
Tout n'est pas toujours gris ! Les heureux couchers de soleil sont les plus belles toiles de fond pour le jardin, devant lesquelles tout s'estompe, devant lesquelles les amoureux s'embrassent quand le ciel s'embrase, les voisins se souhaitent bonne nuit d'un signe de main, devant lesquelles chacun rêve à de prometteurs lendemains ... 
 

lundi 13 mai 2013

Je suis rassuré ...

 

Vous connaissez tous l'histoire de mes petites bêtes Pierre et Pierrette ...

Oh ! Il y en a d'autres au jardin mais ceux-ci me font tant de soucis !

Après être sortis de léthargie début mars, il faisait si froid qu'ils recherchaient le soir le peu de chaleur emmagasinée par le macadam de la route !

Deux jours de suite, je les ai ramenés au bercail. En vain ! Le troisième, ne pouvant lutter contre la nature, j'ai prié Saint Christophe qu'il ne leur advienne malheur. 

Depuis leurs amours intrépides, je n'ai pas encore vu Pierrette. Il me faudra peut-être patienter jusqu'en été pour la croiser tandis que Pierre se repose au pied d'un trompe-l'œil patiné par le temps ...

 



 






 
 

 
Dans l'attente de ces retrouvailles je scrute chaque jour quelques fougères ne donnant pas encore signe de vie et cela m'inquiète ... 
 
Le déploiement des crosses est toujours un spectacle féerique, la spirale d'or une interrogation scientifique ...
 

 
 
 
 
 Voici une photographie que je n'ai pas eu l'occasion de publier - comme tant d'autres - !
Camellia japonica C.M. Wilson acheté en godet de 9 cm grandit un peu à la fois ... comme ma patience ou ma raison ...


camellia japonica C.M. Wilson
 
 
 

dimanche 18 mars 2012

Le souci d'une descendance ...

J'ai démonté une ancienne sonnette voici sept ans. Je n'ai pas eu le temps de boucher les trous laissés par les fils électriques et les vis, quelqu'un, touché par le volume de mon travail, vint le faire à ma place.


Je n'osa rire de ce travail grossier, non lissé mais souris de cette aimable intention ...

Puis un jour le torchis se craqua et un bel  insecte sortit !

Dans l'attente d'un ciment, ce trou resta jusqu'au mois de mars de l'année suivante ou l'insecte revint à son nid ...





Le citadin que j'étais connaissait très peu de choses en jardinage - c'est toujours le cas - mais aimait observer la nature. J'ai donc refusé de boucher les trous de cette sonnette et ces insectes reviennent fidèlement chaque année bien avant que j'apprenne l'existence de gîte à insectes.

Je me suis enfin décidé à percer le mystère de cet insecte qui après avoir pondu , emmagasine du pollen en pâte et opercule son nid.

Il s'agit d'une abeille maçonne ou osmie pollinisant les premières fleurs bien avant les abeilles domestiques ou autres insectes butineurs.

Peut-être mon amie osmie a-t-elle visité les fleurs du lonicera fragrantissima, un délice !


Celle du cornus mas, arbre mellifère fleurissant dès février, enfin arbuste d'un mètre pour l'instant ...


Ou celle de l'hamamélis poussant aussi sur le bois nu ...



Souvenez-vous de Pierre et Pierrette ?

Eh bien, eux aussi se soucient de leurs descendances et sont toujours aussi intrépides aimant se tenir le soir sous ma voiture ...


jeudi 26 mai 2011

Beauté négligemment sauvage ...


Épris de liberté, amoureux de paysages naturels, je tente de concevoir au jardin des scènes sauvages.

Centifolia muscosa Soupert et Notting, Pernet 1874 

Ainsi, l'évocation, clé de compréhension de mon jardin, fait simplement appel à l'imaginaire et à la rêverie du promeneur, non à une symbolique telle que les jardins médiévaux la développèrent, pour se transposer le temps d'un regard en un sous bois, prairie, berge d'un étang ...

Ambiance boisée ...

Ballade dans les prés ...
Rosier hyb. rugosa Souvenir de philémon cochet, Cochet-Cochet 1899
Jeune rosier botanique alba suaveolens, avant 1750
Au bord de l'eau ...

L'illusion est totale quand une libellule honore de sa présence la bassine de brocante !


Le jardin devient ode à la Nature onirique ...

L'art des jardins, n'est pas une démarche anodine mais inscrite dans notre inconscient, celle de (re)trouver un microcosme ou exprimer une vision cosmique, et ce de l'orient à l'occident.

L'analyse des jardins selon les civilisations sera peut-être développée quand je serai en manque d'inspiration ; toujours est-il que l'aménagement de mon jardin est guidé par cette recherche d'un paysage ordonné et sauvage.

Une telle conception exige de sélectionner des végétaux de style naturel, simple, écartant de nombreuses plantes que j'aime pourtant, aussi sont recherchées à présent des variétés botaniques.

La simplicité de la pivoine Requiem sied au style du jardin ...

Paeonia obovata, trésor botanique  ...

Par chance, celles déjà installées, collection de pivoine par exemple, sont généreusement envahies de boutons d'or, ancolies ou fraises des bois ... 


Les massifs ne peuvent être opulents, les fleurs devant être discrètes pour une illusion de nature. Ce type d'aménagement demande tout autant de soins pour contenir herbes et plantes indigènes heureuses d'être comprises, enfin aimées par un jardinier ... 

Mon jardin urbain est une toile sur laquelle je peins prairie, sous bois, nature ...  Vision d'un jardin libre, masculin ...

un peu gourmand aussi !
  

Voilà ! Les grandes lignes de la personnalité du  Jardin d'Adiante sont dites !

N'oubliez surtout pas le mot de passe à souffler à l'oreille du gardien des clés après la fermeture si vous voulez vous imprégner de l'ambiance du jardin, découvrir d'autres scènes ou trésors botaniques qui est : " Evocation ". Par contre oubliez votre coupe bordure si vous êtes passionnés de cet outil au profit de votre imaginaire.