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mardi 13 mai 2014

Le Jardin du Monastère ...



Le Jardin du Monastère, tel aurait pu être le nom de ce blog soufflant ses quatre ans de présence de plus en plus discrète ... Tant de chemins parcourus, toujours la même passion du jardinage mais exprimée différemment, un chemin de foi, une quête d’intériorité ...


Paeonia emodi


Les étamines or de cette magnifique pivoine botanique offrant sa première floraison sont rehaussées par la candeur des pétales. 

Soleil de joie d'une communiante, d'une baptisée, d'une mariée ...

Souvenir d'un être cher, calme et plénitude ...

Tête couronnée, celle du Christ ressuscité, non plus sur le chemin de croix mais sur le chemin de l'Ascension ...






Les buis bordant le chemin sont taillés à l'image de la nature humaine dont il faut tailler excès, vanité, prétention, vantardise, mensonge, méchanceté, haine ...

Hélas les buis sont atteints depuis peu de dépérissement, terrible gangrène défigurant le jardin. Les topiaires, corps de garde du jardin, sont sclérosées et ne sont pas remplacées pour l'instant dans l'attente de l'évolution de cette maladie cryptogamique. 






J'aime la symbolique des jardins médiévaux et je vois en ma bassine le reflet, reflet du ciel, reflet de l'âme.

Deux larves de libellules vivent cachées tandis que notonectes et dytiques évoluent rageusement se querellant le moindre insecte fasciné par ce miroir trompeur ... Tant de biodiversité !





Le jardin, chemin de rencontre vers le divin ...


Le jardin est travaillé dans une démarche de travail intérieur, continuité de mon âme. Le jardin devient jardin intérieur. 

Le jardinage est une discipline de l'âme. Finies les collections de plantes, l'ostentation ... L'accueil de la nature est toujours plus fort d'autant plus que je ne peux consacrer qu'une ou deux heures par semaine comme pour errer dans le dédale des jardins de la blogosphère mais votre amitié, votre fidélité me sont chères.

 Je vous en remercie chaleureusement. Meilleures salutations

                                                                                             Adiante




dimanche 3 mars 2013

Un autre monde !

 
Certains lecteurs reconnaîtront le lieu de prise de vue de ce cliché par le style spécifique de ces fauteuils éponyme d'un célèbre jardin Parisien, celui du Luxembourg, repris par la maison Fermob et siégeant également au Jardin d'Adiante.
 
Quant aux livres et la pomme, seul   un cercle restreint d'initiés comprendra car telle est ma rétrospective d'un merveilleux week-end passé à Paris ...
 


Au Salon de l'Agriculture ...



Fontaine de la Paix et des Arts
Allée du Séminaire - Rue Bonaparte


Une journée placée sous le signe de l'amitié grâce à l'enseigne Botanic que je remercie vivement d'avoir organisé la rencontre de jardiniers blogueurs.
 
Un autre monde !

Un personnel incroyablement accueillant et professionnel, un stand vraiment communicatif, des blogueurs quittés après maintes embrassades comme si nous faisions partie d'une même famille, oui celle des jardiniers passionnés ... 
 
Une journée, des conseils, des livres croqués à pleines dents comme cette symbolique pomme ...



 Le Bateau Ivre de Rimbaud
Rue Férou
 
(Je me suis rendu le lendemain dans le sixième arrondissement parisien  à la rencontre de mes souvenirs estudiantins, glanant en chemin toutes ces photographies permettant d'illustrer la visite au salon différemment, d'admirables reportages ayant déjà paru sur la toile.)
 
 
Commençant dès la fonte des neiges un potager écologique, la philosophie de Botanic m'a particulièrement intéressé : un monde sans pesticide.
 
Le jardin écologique débute bien sur avec le compost ...


Compost de feuilles
Jardin du Luxembourg


Pour le plus grand bonheur de la Muse inspiratrice du jardin et de mes lecteurs, je l'espère, j'ai décidé de me remettre au jardinage même si il m'est très difficile de concilier travail, famille, jardin, rénovation.

La tête pleine de projets, des commandes de plantes en cours pour de nouveaux massifs. L'aménagement d'un bassin plus grand pour accueillir un lotus, le premier n'ayant vécu qu'une saison ...


Fontaine Delacroix (détail)
Jardin du Luxembourg


Nouveaux regards, nouvelles expériences enrichies par les conseils et partages sur chacun de vos blogs !

Nouveau monde, nouvelle vision symbolisés par ce cliché ...



Guérite au Jardin du Luxembourg

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En post-scriptum à cet article, voici mes deux coups de cœur du salon, ce mouton gratouillé fermant l'œil, nous cherchant quand nous arrêtions et cet agneau d'une race originaire de mes belles montagnes.  



Mouton Texel



Mouton Thônes et Marthod

 


samedi 8 octobre 2011

Confidence ...


Hélios tempère l'ardeur de son feu, amant volage d'orient en occident ...

Non, le soleil , en ce mois d'octobre est aussi affairé que l'apprenti jardinier que je suis ...

Nos timides retours au jardin sont un temps fort ou l'ardeur renaît et réchauffe, l'admiration ouvrant le chemin de l'harmonie avec la Nature, les yeux fermés accédant au jardin de Rêverie  ...

Le teint de cette dernière rose, autrefois poudré, fardé, éclatant est à présent rose chair sous la caresse de la lumière automnale ....

Sensualité

Les joues de cette rose invitent à poser tendrement un baiser, demande de pardon après une si longue absence, confidence quant à notre avenir commun ...

Confidence

De nouvelles responsabilités professionnelles se présentent, un nécessaire engagement auprès d'un nouvel employeur, un temps de travail et de trajet augmenté, une nouvelle page pour ma famille, le jardin et moi ...

Ce changement, le jardin ne le sait pas encore. Déjà livré à lui-même pour le bonheur des plantes sauvages, le malheur de celles envahies par de dérangeantes voisines ... Comment va-t-il se comporter ?

Dans cette attente, le renouvellement des frondes m'attendrit toujours ...


Dryopteris sieboldii
Cyrtonium falcatum - fougère houx


J'ai suspendu les commandes en cours auprès des rosiéristes et pépiniéristes, ne pouvant plus, désormais, consacrer autant de temps et d'affection au jardin. Les parties non encore aménagées le resteront encore longtemps !

Les travaux confiés aux artisans prennent de la hauteur, ceux à ma charge traîneront en longueur ... 


Bien que je ne visite plus autant vos blogs, je pense à vous et remercie chaleureusement les fidèles commentateurs ! Bonne continuation à vous aussi !

jeudi 26 mai 2011

Beauté négligemment sauvage ...


Épris de liberté, amoureux de paysages naturels, je tente de concevoir au jardin des scènes sauvages.

Centifolia muscosa Soupert et Notting, Pernet 1874 

Ainsi, l'évocation, clé de compréhension de mon jardin, fait simplement appel à l'imaginaire et à la rêverie du promeneur, non à une symbolique telle que les jardins médiévaux la développèrent, pour se transposer le temps d'un regard en un sous bois, prairie, berge d'un étang ...

Ambiance boisée ...

Ballade dans les prés ...
Rosier hyb. rugosa Souvenir de philémon cochet, Cochet-Cochet 1899
Jeune rosier botanique alba suaveolens, avant 1750
Au bord de l'eau ...

L'illusion est totale quand une libellule honore de sa présence la bassine de brocante !


Le jardin devient ode à la Nature onirique ...

L'art des jardins, n'est pas une démarche anodine mais inscrite dans notre inconscient, celle de (re)trouver un microcosme ou exprimer une vision cosmique, et ce de l'orient à l'occident.

L'analyse des jardins selon les civilisations sera peut-être développée quand je serai en manque d'inspiration ; toujours est-il que l'aménagement de mon jardin est guidé par cette recherche d'un paysage ordonné et sauvage.

Une telle conception exige de sélectionner des végétaux de style naturel, simple, écartant de nombreuses plantes que j'aime pourtant, aussi sont recherchées à présent des variétés botaniques.

La simplicité de la pivoine Requiem sied au style du jardin ...

Paeonia obovata, trésor botanique  ...

Par chance, celles déjà installées, collection de pivoine par exemple, sont généreusement envahies de boutons d'or, ancolies ou fraises des bois ... 


Les massifs ne peuvent être opulents, les fleurs devant être discrètes pour une illusion de nature. Ce type d'aménagement demande tout autant de soins pour contenir herbes et plantes indigènes heureuses d'être comprises, enfin aimées par un jardinier ... 

Mon jardin urbain est une toile sur laquelle je peins prairie, sous bois, nature ...  Vision d'un jardin libre, masculin ...

un peu gourmand aussi !
  

Voilà ! Les grandes lignes de la personnalité du  Jardin d'Adiante sont dites !

N'oubliez surtout pas le mot de passe à souffler à l'oreille du gardien des clés après la fermeture si vous voulez vous imprégner de l'ambiance du jardin, découvrir d'autres scènes ou trésors botaniques qui est : " Evocation ". Par contre oubliez votre coupe bordure si vous êtes passionnés de cet outil au profit de votre imaginaire.



jeudi 19 mai 2011

Evocation, clé d'interprétation de mon jardin

Le paysagiste sublime la nature par l’aménagement de jardins ...   Cet art magnifié au XVIIIéme siècle par les majestueux jardins à la française, ordonnant la nature de sa géométrie, devait toutefois porter le regard du promeneur vers le paysage pour un contraste plus saisissant encore. Le parc était ainsi bordé à ses extrémités de bosquet taillés puis naturels, la pelouse brodée de buis, vaste étendue ensuite, ouvrait enfin une perspective dans la forêt voisine .

Cette conception représente mon idéal mais la surface et la topologie de mon jardin rectangulaire bride un aménagement en ce sens. Comment ouvrir une perspective sur la maison voisine ?

La création l’an dernier d’un petit potager en carré m’interdit désormais, à regret, cette fantaisie déjà publiée sur ce blog …



Mon cœur est partagé : la raison me faisant aimer un jardin géométrique quand mon errance poétique me fait aimer l’esthétisme d’un jardin anglais, s’inspirant, imitant la nature dans lequel nous ne trouvons plus de perspective optique mais une perspective intérieure, sentimentale, romantique.

N’ai-je pas cité l’écrivain Alexander Pope dans la présentation du Jardin d’Adiante ? « Créer un jardin est peindre un paysage ... » 

Je cherche à réaliser modestement, comparé aux magnifiques agencements visibles sur certains blogs, un jardin qui soit le plus naturel possible.  Cette réflexion, comme l'aménagement du jardin, demande du temps, de la patience et nécessite un budget. Les plantations ne représentent ainsi qu'une faible partie du jardin et je me résigne ce mois d'août à préparer moi même quelques trois cents boutures de buxus suffroticosa ...

Le buis au jardin est en effet le trait d'union entre classicisme et liberté, les bordures de buis ou les vasques sont ainsi souvent entourées d'herbes folles.




Quant à la pelouse, enfin le pré, est-il tondu au gré des inspirations ... Un petit chemin invite à la promenade et les graminées laissées pour la biodiversité évoquent la prairie de Mingingi.




Les plantes, par leurs origines, évoquent les sous-bois plus qu’elles ne composent une clairière ou un sous bois !



Trolle de montagne, fougère,
reines des prés et des bois ...

 
L’évocation est ainsi  la clé d’interprétation de mon jardin …

Ces petits tableaux sont à imaginer dans une galerie plus grande, celle de la nature.

dimanche 23 janvier 2011

Le Jardin des Séraphins ...


Connaissez vous ce magnifique jardin récompensé par le label 
" Jardin exceptionnel ", suprême qualification quand les plus beaux parcs obtiennent celui de  " Jardin remarquable " ?

Suivez- moi  ... Ce jardin se trouve derrière l'arrête de cette montagne, là où la terre rejoint le ciel ...


Dans ce jardin les flocons de neige virevoltent tels des insectes, papillonnant en douceur, parfois affairés comme le vol de nos abeilles ... Pourtant, tout est étrangement vert, irradié de reflets arc en ciel ... La nuit, les étoiles sont le reflets des fleurs dans la profondeur et la clarté sidérale ... 

Je savais que cette montagne était mystique et cherchais lors de mes randonnées la porte de ce jardin, bravant parfois tempêtes de neige ...  La solitude, le silence,  la majesté du paysage sont autant d'éléments propices à la thérapie de soi, le temps nécessaire à l'ascension !  Le sommet enfin gravi, s'asseoir aux pieds de la croix marquant le point le plus élevé mais aussi la frontière avec le ciel et méditer.

Parfois le vent, sentinelle vigilante, siffle mon arrivée afin que je rebrousse chemin ; le garde-froid,  de ses hallebardes, me lacère les joues ... Que m'importe ! Cette fois-ci, mon rêve s'est réalisé : les séraphins ont écarté les nuages voilant leur jardin aux yeux des mortels et l'un d'eux s'entretint avec moi comme dans un songe, m'expliquant sa symbolique.

Abasourdi, ce que vous me pardonnerez aisément en pareilles circonstances, n'ai-je pu tout retenir. Néanmoins ...

Sur notre terre, les fleurs recèlent une fragrance dont les hommes s'enivrent et s'inspirent pour créer eaux et secrets de parfum ; les fleurs du Jardin des Séraphins possèdent des valeurs de coeur telles que altruisme, condescendance, sagesse ...

Il a été donné à chaque plante terrestre une vertu médicinale pour soigner toutes maladies, ceci pour illustrer la principale vertu nommée bonté ...

- " Pourquoi Adiante,  trouves - tu les fleurs de ton jardin belles ? " me demanda-t-il.
- " Pourquoi ornent-elles ton jardin  ? "
Je ne pus que bafouiller quelques réponses et le séraphin m'expliqua que nos actions, ancrées dans l'inconscience collective sociétale, étaient un avant-goût de celles devant désormais motiver nos entreprises, notre vie devant être ornée de valeurs justes et sincéres ... Ce que nous essayons de faire dans nos jardin doit être fait de même dans nos vies, nos relations ...

- " Et vos fruits ? Regarde Adiante au travers de la lune qui infléchit le sens des choses ... Si ils sont bons pour l'alimentation de l'homme et des animaux, c'est afin que vous compreniez que vos actions doivent être pures d'intention. Le fruit ou résultat de vos actions doit apporter le bien, procurer la paix autour de vous. "  

J'ai tant entendu de paroles de sagesse que rédaction et assimilation exigeront beaucoup de temps ...

Ne voulant vous importuner davantage, le propos étant difficilement transcriptible, nous pourrons en discuter, un jour, plus tranquillement, sur le banc du jardin  ...

Depuis cette rencontre, mon jardin a désormais le ciel pour nouvel horizon et j'ai compris que le coeur de l'homme, mon coeur, est un vaste jardin à cultiver, à soigner, à tailler pour qu'il produise de bonnes actions morales ! 




samedi 1 janvier 2011

Les voeux depuis le Jardin d'Adiante ...


Je vous souhaite une heureuse et

Fleurissent au jardin, en ce premier jour de l'année helleborus et viburnum bodnantense Dawn ... L'hamamelis planté cet automne ne présente qu'une seule fleur, les cyclamens coum ouvriront l'oeil prochainement ...

viburnum bodnantense Dawn


Depuis le solstice d'hiver la lumière est victorieuse - voici pourquoi nous avons célébré Noël dans la continuité des Saturnales romaines - la durée nocturne décline, renouvelant ainsi notre morale !

Inspirez l'air nouveau d'une année à découvrir, aspirez à vivre pleinement chaque jour, respirez chaque instant comme un parfum de vie, un cadeau offert ...

Je vous souhaite beaucoup de bonheur, de sérénité si ce dernier venait à s'obscurcir ...

Au-delà des frontières de nos jardins, mon voeu est celui de voir la paix instaurée quand la guerre tue, la liberté quand la dictature opprime, la réconciliation quand les conflits divisent peuples ou familles, l' espoir quand le désespoir accable, la tolérance quand l'intolérance règne et de croire encore et toujours en un monde meilleur ...   

mercredi 22 décembre 2010

Attente


Les grands froids des premiers jours de l'hiver me contraignent à effectuer les cents pas dans l'attente d'un redoux permettant de travailler la terre et d'installer des rosiers mis en jauge ...

Le jardin se présentant derrière les fenêtres de la maison frappe à la porte de mon coeur ...


Attente


Il me tarde de retrouver mon jardin d’antan,

Embelli à présent par tant de souvenirs ...

Poursuis ta course inexorable, funeste temps !

Même si demain, de même, il me faudra mourir.



Cherchant l'idéale beauté, j’ai planté sans cesse.

Oeuvre inachevée, fragile vision personnelle …

Hiver, temps de deuil ou de nécessaire grossesse,

Éprouve ma patience, ma création renouvelle …


Adiante
 
L'hiver propice à la réflexion, à l'écriture, à la conception du jardin ...

La conception de mon jardin est parfois une remise en question ... Me projetant dans l'avenir, je me demande quel sera son devenir, un jardin étant si personnel par le reflet de nos goûts, de notre personnalité ... A moins d'aménager un jardin sans âme, ce qui n'est pas l'objet de nos blogs !

Bien que j'effectue mes plantations - toujours achetées suite à un coup de coeur - selon l'inspiration du moment,  il m'arrive parfois de griffonner une esquisse quand elle me fait défaut ou l'exercice difficile !
En l'occurrence ici,  un talus bordé sur la droite d'une banquette de lonicera installée par les anciens propriétaires que je taille deux fois l'an.  Les végétaux plantés cet automne se veulent naturels (rosiers botaniques, arbustes ...)  aussi je pense mettre trois buis taillés en boule pour parfaire l'esprit rigoureux de la banquette puis à deux mètres un buis libre dont la fonction sera d'unir l'esprit naturel du talus avec la partie plus cartésienne !

Quand l'inspiration naît , je suis obligé d'écrire, me levant parfois la nuit mais tout ne peut-être publié sur ce blog ... Voici donc un ultime billet avant Noël !


Que la douce lumière de Noël vous apporte paix et bonheur ! 

mardi 14 décembre 2010

Noëls d'antan et présent Noël ...

Empruntons l'escalier, à la rencontre des souvenirs des Noëls de notre enfance ... Chaque marche nous aidera à remonter le temps, heureux ou malheureux, proche ou éloigné, guidés dans la pénombre de ces réminiscences par la lueur de l'amour reçu, partagé ; celui de notre famille ou de nos amis, symbolisé par les bougies de ces candélabres ...


Je me souviens des Noëls d'antan ... Simplicité de la brioche et de l'orange offertes aux enfants, chorales de l'Armée du Salut égayant les rues, indigents invités à table ...

Si nous recherchions les vraies valeurs estompées par le consumérisme de nos sociétés ? Si nous retrouvions la vérité cachée des traditions ? Si le conte relatant la venue de Dieu soucieux de rencontrer à nouveau les hommes était vrai ? 

" Baliverne " criait Ebenezer Scrooge dans le Walt Disney A Christmas Carol ( version française " Le drôle de Noël de Mr Scrooge " ) incorrigible, insensible, incrédule ... Faut-il attendre la vieillesse pour découvrir le sens d'un vrai Noël, voir le sens de la vie ?


Publicité du dessin animé, Londres 2009

Par nos blogs nous sommes attentifs aux membres de nos réseaux sociaux ou de nos communautés. Nul doute que nous sommes, dans la vraie vie, attentif à notre prochain !

Nos jardins laissant à présent du temps libre, que ces fêtes de fin d'années, malgré les préparatifs, nous rendent disponibles à toutes bonnes actions autour de nous !


Sucre d'orge, cheval à bascule ...
Souvenirs de mon enfance ...

Je vous souhaite, d'ores et déjà, un Joyeux Noël, un authentique Noël !

vendredi 12 novembre 2010

Trahi par l'automne ? Chap. II

Suite ...


Je reste fidèle au thème de mon blog : partager le regard que je pose sur mon jardin et la rêverie qu'il inspire mais peut-être avez vous l'impression que je sors de mon jardin oubliant de présenter les végétaux, les jeunes collections de plantes qui le composent, ne les citant que brièvement ...

Patientons le temps de leurs enracinement, croissance et harmonie ! Il est vrai que mon exigence de scènes presque parfaites et la vision adulte attendue de mon jardin censurent de nombreux clichés mais permettent, dans cette attente, aux rêves de naître ...

Les frustrations des premières années, altérant souvent la joie de la création, détournent mon regard des massifs chétifs, permettant ainsi, d'admirer depuis mon jardin, au loin, le Léman, comme au travers d'une fenêtre dont le rideau s'ouvre entièrement dès l'automne, les arbres dépouillés agrandissant alors le cadre de vision ; quand je ne descends pas sur son rivage, le contempler, rêver , m'asseoir sur un rocher, écouter ce qu'il me dit  ...  Ainsi, je puis, sans aucune digression, vous parler, depuis le banc du jardin, depuis ce blog, de mon attachement au Lac Léman.


Illusion de se tenir face à la mer  ...

Cette admiration est profonde ... comme celle que portait l'écrivain Anna de Noailles, aussi me suis-je rendu auprès de l'endroit où elle a vécu (cf chapitre précédant). Un monument votif a été élevé, portant l'épitaphe suivant, par lequel Anna transmet sa passion pour " son " lac :

ÉTRANGER QUI VIENDRAS LORSQUE JE SERAI MORTE
CONTEMPLER MON LAC GENEVOIS
LAISSE QUE MA FERVEUR DES A PRÉSENT T EXHORTE
A BIEN AIMER CE QUE TU VOIS




C'est ainsi que, gagné par cette ferveur, j'ai complété la rubrique Profil de ce blog, me décrivant en ces mots :

MON ESPRIT EST AU LÉMAN, AUX  FOUGÈRES,
COMME MON COEUR EST A MA FAMILLE
ET MON ÂME A DIEU ...

Anna aimait tant le lac que son coeur est enterré non loin, son corps reposant à Paris ...

Je vous invite à visiter un blog qui lui est dédié pour d'autres photographies et informations :

mardi 9 novembre 2010

Trahi par l'automne ? Chap. I

Pour sa douceur, j'aimais l'automne comme un ami;
Après tant de bonheur, il est à présent froid.
Souvent venteux, pluvieux, neigeux et ennuyeux ...
Mon coeur est désireux de fuir vers d'autres cieux.
Pluie ou larmes sur les joues, ma nymphe est en émoi,
Trahison, abandon, profonds sermons de vie ...


Mélancolique, triste de ce brusque départ avant l'heure, j'admire sans lassitude le lac aux gris reflets sans cesse changeant, sur la grève, là où se rendait, bien avant moi, la belle poétesse et comtesse Anna-Élisabeth de Noailles, née princesse Bibesco Bassaraba de Brancovan, si attachée au lac Léman .



Ce lac,  pour lequel  je partage le même attachement que pour mon modeste jardin encore en gestation, en cours de création, aux massifs toujours rebelles pour lesquels il me faut poursuivre l'éducation et arracher l'ivraie, inspirera toujours mes rêves, enchantera toujours mes yeux, sera  l'amer de mes voyages intérieurs  ...

Quel est ce lien m'unissant à lui ?  Je ne sais ...  Serait-ce la beauté de ses reflets, l'espace de liberté qu'il représente ?  

" Mon esprit est au Léman, aux fougères, comme mon coeur est à ma famille et mon âme à Dieu " ...  Peut-être ai-je enfin imaginé l'épitaphe me décrivant, ou simplement ma devise, depuis le monument votif de la romancière face au lac !

La rive opposée est invisible en cet fin d' après-midi, cachée par les nuages, donnant l'illusion de se tenir face à la mer ...

Le ciel, traversé de gris cumulus congestus s'attardant au dessus des montagnes qu' ils grandissent , leurs écharpes flottantes de laines claires imitant la neige, semble être, à son tour,  un miroir, prolongeant ainsi le lac.  Les nuages, prenant les teintes de la roche et de la neige deviennent montagnes ! L'illusion est complète mais ne dure malheureusement que le temps de l'écriture de cette phrase, sans que je puisse saisir ce tableau sur la pellicule de mon appareil photographique.

Le ciel est lac, le lac devient ciel, revanche et vengeance ...

Le ciel s'assombrit, je regagne alors mon jardin par les nants escarpés. Quel plaisir vais-je encore trouver à ses côtés ? J'ai tenté de toutes mes forces de retenir l'automne,  je me suis accroché à la beauté de ses feuilles, à la fugacité de ses spectacles ...

En vain car il part ...  Il me faut , de même, à présent, laisser lentement partir mon jardin , le laisser glisser dans un engourdissement précédant le repos hivernal.  Je serai le gardien de son sommeil,  je ne le visiterai plus que pour m'enquérir de sa tranquillité, de la nourriture des écureuils, passereaux et chevreuils quand la neige descendra bas, très bas ; hélas ces derniers se font rare tant la ville étend son ombre, son emprise et ses dangers ...

L'automne, parti depuis le jardin sur une simple coque de noix, une jolie feuille pour voile, poussé par Borée et Zéphir , chevauchant les nuages vers les terres australes, reviendra de ce long voyage autour du monde me rendre visite ...  J'en ai la certitude ...

                                              
A suivre ...

samedi 23 octobre 2010

Pierre et Pierrette, deux amis au jardin de longue date ...

Nous avons fait connaissance, voici cinq ans , alors que je débarrassais un tas de branches, nettoyant le jardin abandonné, peu après l'acquisition de notre maison.

J'ai décidé de les baptiser Pierre et Pierrette, ne me demandez pas pourquoi !
Je trouvais que ces prénoms leurs iraient très bien ... Pardon aux lecteurs et lectrices qui porteraient ces même jolis prénoms.
Les présentations effectuées, principalement auprès des enfants, improvisant une leçon de SVT (Sciences de la vie et de la terre), je les ai déposés le long de l'escalier, à l'ombre, en les priant de bien vouloir m'excuser pour le désagrément de ce déménagement.

Au cours de l'hiver, alors que je récupérais du terreau de feuilles, cinquante mètres plus bas que l'escalier, j'ai déterré d'un coup de pelle Pierrette qui hibernait ! Je ne pouvais la remettre à cet endroit car des travaux allaient avoir lieu ...
Je l'ai donc installée le long de l'escalier sous des petites branches recouvertes d'une caisse en polystyrène pour qu'elle puisse poursuivre sa longue nuit ...

De la fin du printemps au milieu de l'automne, je les croisais régulièrement vers 23 heures : Pierrette sur les marches de l'escalier et Pierre sur le paillasson de la porte d'entrée où il contemple la lune après avoir gentiment déposé une petite crotte !

J'ai remarqué qu'ils faisaient le tour de la maison, s'attardant sur les pierres reflétant la chaleur de l'après midi aussi quand nous rentrons le soir, devons nous nous enquérir de leur éventuelle présence avant de garer la voiture !

Cet été, j'ai coupé ma haie de laurier. Il y avait tant de branches qu'elles étaient stockées sous ma terrasse. Alors que je les ramassais quelques jours plus tard, j'ai retrouvé Pierre faisant la sieste mais il se tournait sans cesse pour ne pas être pris en photo, le coquin ! Je l'ai mis sous un tas de bois et depuis j'attends de le revoir.



Cet après midi, poursuivant l'aménagement du talus, alors que je désouchais des cornouillers sauvages, trop envahissant tant ils drageonnent, pour planter à la place un hamamelis mollis et un corylopsis sinensis, que je vous présenterai ce printemps lors de leur floraison, un coup de pioche m'a fait déterrer Pierrette que je n'avais pas vu depuis un an !



Imaginez nos retrouvailles ! Je me disais : si je l'avais blessée ou tuée ! J'ai juste posée Pierrette un mètre plus loin sous un tronc d'arbre débité pour abriter justement la petite faune de nos jardins.

Cela devient dangereux d'effectuer de gros travaux de jardinage !

Ces batraciens dont l'espérance de vie est de 35 ans sont casaniers et vivent au même endroit si ils ne sont pas dérangés.

Peut-être me direz - vous qu'il s'agit d'autres crapauds compte tenu de la surface du jardin, et bien non, je les reconnais, ce que l'on nomme l'intuition amicale ...

Je ne pensais pas vous présenter ces utiles batraciens mais le hasard de ces dangereuses découvertes tenant véritablement chaque fois du miracle valait bien ce partage.

samedi 9 octobre 2010

Le vieux châtaigner du jardin ...

"Oh papa, tu piques comme une bogue " me disent les enfants quand j'oublie mon rasoir pour plusieurs jours ...
Le châtaigner influencerait-il mon apparence ? En tout cas je l'admire même si parfois je hais le travail qu'il apporte l'automne.

Permettez-moi de vous le présenter. Tout d'abord il a deux énormes branches horizontales, deux bras qu'il ouvre pour vous accueillir et vous serrer contre son coeur moussu, comme le ferait un grand-père, puis d'autres branches s'élancent haut dans le ciel et sont l'aire de jeu des écureuils ...

Quand je passe devant lui le matin, je le salue car un arbre est toujours vénérable m'avait dit un jour une dame vietnamienne âgée ...
Ah ! Si cet arbre pouvait parler ! Au contraire, il se tient silencieux pour que nous écoutions notre voix intérieure ... Son âge plus que centenaire confère une sagesse, apporte calme et requière le respect.

N'est-ce pas moi, en effet, qui me plie devant lui pour ramasser bogues, marrons et feuilles mortes, n'est-ce pas lui qui procurait jadis la farine de châtaigne permettant de préparer le pain, n'est-ce pas ses feuilles qui servaient autrefois de lit, ne contribue-t-il pas à l'oxygénation de notre planète ?

J'avoue que je n'aurai pas planté de châtaigner si il n'était pas là mais j'apprécie son ombre bienfaitrice et ses marrons sont tellemet bons, grillés, en crème et surtout en liqueur !