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samedi 4 avril 2020

Taille des hortensias


Fleurs de papier,
Muscade, cannelle,
Par la pluie délavées,
Au vent frivoles. 
Beauté d’une saison passée 
Les tailler pour de nouvelles ...

Cœur attaché au passé, 
Quand il faut regarder le ciel. 

                     Adiante 





mardi 12 juillet 2011

Si le jardin n'était que prairie sauvage ...

Je me demande parfois pourquoi je me refuse à concevoir un jardin qui ressemblerait aux autres, préférant accueillir la nature, les plantes offertes par les oiseaux, déposées par le vent comme autant de messages d'espoir d'une bio-diversité retrouvée, sauvegarde d'une nature étranglée par l'urbanisme ; pourquoi les paysages inventés par l'homme seraient-ils plus beaux que ceux créés par la nature ...

Celle-ci sera toujours ma source d'inspiration ...

Un chemin dans les prés ...

J'explore ce chemin de reflexion en suivant ceux de mon jardin tel un somnambule,  certains se terminant en impasse pour me réveiller de mes rêves, funambule parcourant le fil de la rêverie, ils me ramènent alors à la réalité, que je ne veux voir, frustrante réalité d'un jeune jardin dans lequel je ne peux vivre sans en inventer un autre ...

Poursuivant les chemins de l'aménagement, au gré du vent, du temps et de l'argent, la zone laissée naturelle ne représente qu'une petite partie du jardin depuis trois ans mais il est encore trop tôt pour suivre l'évolution de l'écosystème car l'enracinement est parfois difficile comme pour ce laurier de Saint Antoine vu la concurrence des graminées et autres plantes adventives.


Épilobe ou Laurier de Saint-Antoine
Epilobium angustifolium album

Quelques plantes sont importées, acceptée pour leurs styles mais les quotas sont très limitatifs au nom du NATUREL.

L'hydrangea radiata, originaire du continent nord américain , est associé aux tussilages sans âge du jardin. En effet le revers de leurs feuilles est gris argenté, éclaboussant le jardin d' écume les jours de Joran ou de Bise sur le lac alors que d'ordinaire ondule la luzule sous la brise légère ...

 
Hydrangea radiata

Revers argenté des feuilles de l'hydrangea radiata
et du tussilage

Ce massif naturel par les plantes indigènes, graminées ou arbustes de sous bois qui le composent est ordonné autour d'une SEULE couleur de floraison : le blanc.

Ainsi ce bel hydrangea paniculata Great Star le Vasterival ...

Hydrangea paniculata Great Star le Vasterival

Ces délicates roses botaniques ...

Rosa tenuifolia

Rosa moschata

La silhouette d'une jardinière accentue le côté champêtre de cette scène estompant le classicisme de la statue. Les chaumes ont une belle  couleur reprise simplement par son chapeau de paille ...

La chaleur est accablante et l'ombre bienfaisante permettant d'admirer fougères et hydrangea ...


Suivre le vol du Tristan dans les tâches de lumière, son repos sur les lysimaques clethroides Gine ...




Ce papillon fréquentant les clairières forestières m'emporte par sa magie dans les bois ... 

J'aimerai que le jardin soit aussi humide pour que mon jeune petasite japonicus giganteus pousse un peu plus vite !






Comment terminer cette promenade dans les prés, comment revenir au jardin sans me perdre ... Je cherche du regard une rose au sortir du massif, phare dans la nuit de mes rêves de jours , attiré par la couleur grenat velouté de cette première rose Louis XIV qui fanera presque noire pour me perdre alors et permettre une nouvelle inspiration ...

Rose Louis XIV, chinensis, Guillot -1859


vendredi 26 novembre 2010

Sucre neige, hydrangea et macarons ...

Le bel automne, partagé entre chaleur et froideur, abondance et rigueur , a délicatement saupoudré de sucre glace le jardin à son réveil ...

Les premières neiges, recouvrant plus d'un beau jardin, sont photographiées avec tant de majesté par de nombreux bloggers, qu'il est difficile, à présent, d'apporter une modeste contribution, mais ...

Je rédige cet article, fasciné par le spectacle offert par les inflorescences des hydrangea,  encore magnifiques en cette fin de saison, alliant les tons de fraise, framboise, rose balais, rose Mountbatten, bourgogne, carmin, grenat, pourpre, rouge de Falun, formant un subtil tableau comme la Nature en a le secret, éblouissant mon admiration, invitant mon regard à percevoir chaque nuance, ouvrant le jardin aux rêves  ...

Les hydrangea saupoudrés de sucre neige, de sucre glace ... ressemblaient à de jolis macarons géants ... délicatement posés sur une nappe de dentelle aussi blanche que neige ... transformant le jardin, le temps d'un regard, en apparat de banquet nuptial ...

Non loin de là, mon rêve devenait réalité ...



Je n'avais jamais vu aussi beau drageoir, plus somptueux présentoir que celui de la Nature ...


Subtile harmonie des coloris
 

Délice de couleurs et de saveurs




jeudi 4 novembre 2010

Land Art au jardin, éphémère beauté automnale ...

Alors que je me promenais ce matin, le soleil vint , de même, visiter le jardin. Tout était calme, au point que notre discussion était à peine dérangée par la chute des feuilles, planant avec plus de douceur qu'à l'accoutumée.
Hélas, me disait-il, le cours des choses m'oblige à modifier ma course, devant tracer  la voie aux oiseaux migrateurs, éclairer des jardins sous d'autres cieux ... Je serai toujours présent mais plus lointain, je ne ferai que passer  ...
Cette quasi absence me sera difficile ... Je ne pourrai jardiner que le week-end quand la nuit tombera alors même que je serai encore au travail mais les joies de l'Avent commenceront , puis Noël ...

Je profitais de cette rencontre matinale et m'attardais, le paysage semblait exceptionnel ...  les couleurs automnales avaient encore changé, les feuilles étaient devenues terre, sang , or ...  Les coloris étant à l'apogée, au paroxysme de leur beauté , tant ces feuilles gorgeaient leurs veines des dernières sèves ; les joues rouges tant elles emplissaient leurs poumons de brise, retenaient leurs souffles pour s'envoler  loin  et mourir ...


Puis il se produisit un évènement magique, irréel, surnaturel ... Je me promenais en rêve, comme dans le parc d'un château ...  Les feuilles mortes s'agitaient derière moi, s'assemblaient, créaient une broderie, un labyrinthe de buis, euh ... , pardon,  de feuilles, digne d'un jardin de la lignée d'André Le Nôtre. 

Ce parterre était splendide, si grand que je ne puis vous présenter une vue d'ensemble ...


Entrelacs et arabesques

Promis, en souvenir de ce miracle, je réaliserai la même broderie en buis cette fois-ci ...

Je continuai ma promenade, les yeux embués de bonheur ... La rose Reine des Neiges (Lambert 1901 ), d'une blancheur ourlée de fraîcheur faisait écho aux sommets enneigés, tandis que le feuillage du rosier Souvenir de Philémon Cochet (Cochet 1899), tous deux plantés l'automne dernier, prenait un admirable teint vieil or..

Rose Reine des neiges,
arrière plan feuillage du rosier Souvenir de Philémon Cochet

Dans la clarté de l'aube, la floraison tardive de l'hydrangea macrophylla Domotoi ou Sekkayae semblait nue au sortir de la nuit ...



Je terminais ma promenade par le sanctuaire de mon jardin, en cours d'aménagement ...  D'ordinaire, je ne montre pas les plantations, trop petites pour être belles mais ceci est une récompense pour le lecteur patient qui aura suivi ma ballade onirique jusqu'à cet endroit que je considère un peu comme le nombril du monde, non celui de mon jardin simplement , par lequel je me dévoile quelque peu !


Le fidèle empruntera de vieilles marches en pierre recouvertes de lierre, se frayant entre les fougères pour se diriger vers un pot vu comme un monument, surmonté d'un obélisque sur lequel grimpera un clematis orientalis. Puis dans une décenie, allusion aux chiffres romains ci-dessous, il courbera  légèrement la tête sous un corylopsis  sinensis et un cornus officinalis devenus adultes, le tout agrémenté de diverses plantes de sous bois originaires également de Chine ...

Restera aussi à peindre la révélation suivante, secret entre vous et moi  :


vendredi 29 octobre 2010

Corvée de ramassage des feuilles mortes ...


Tant de feuilles arrachées ces derniers jours par la bise
- vent septentrional et sauvage - que je dois ratisser en rêvant, sinon je crois que j'enverrai, de rage, mon râteau au fond du Léman comme trident à Poséidon ...  

Poser les pieds sur une feuille et se laisser porter par le vent ...
Voler, virevolter, tourbillonner, tournoyer dans les airs.
Admirer le jardin hautement !

Inviter dans cette ronde enfants et grands ...
Chanter, danser, valser sur un nouvel air,
Égayer le monde joyeusement !

Marcher pieds nus dans les feuilles, lentement ...
Voler sur un tapis,  oubliant le Mont Chimère,
Pour Islamabad et ses palais d'or rutilant ...

Boiserie patinée " viel or "

Chéchia orientale brodée de fils d'or


Les feuilles agitées par la bise prennent vie bruyamment,
Des silhouettes se créent, éphémères,
M'emportant dans les ruelles animées de cette cité d'Orient ...

Les sacs, de feuilles infusées de pluie, se remplissant,
Se transforment par ces senteurs en encensoir,
Prenant les couleurs de cannelle, curry ou safran ...

Les feuilles, sèches par endroit , sous mes pas craquant,
Volent en étincelle sous mon ratissoire ...
Effarouchant les étourneaux bruyants.

Les branches, par le vent cassées violemment,   
Seront jetées au feu des Vestales avec honneur,
Là où le ciel , couleur d'automne, est flamboyant ...

Le foyer des Vestales vu depuis Locum

samedi 2 octobre 2010

La féerie des teintes automnales






Je me suis promené au jardin cet après midi sous une chaleur fort agréable, vingt deux degrés, cherchant ou je pourrai bien planter l'hydrangea macrophylla Hanabi et le serrata Angustata que j'ai achetés, la couleur blanche manquant à ma collection ...

Le jardin était en harmonie, paré de rose indien, vieux rose, vert amande et pistache ... Pour ce spectacle, serrata et darmera peltata avaient revêtu le même costume de saltimbanque, aux losanges de tissus chamarrés ; Aronia melanocarpa, les joues rouges tant il avait chaud dans son uniforme militaire , avait aligné plusieurs médailles, tandis que des actrices, plus belles les une que les autres, étaient parées de sari rose ou or ...


Je crus voir un cardinal entrer sur scène quand les rayons du soleil éclairèrent une rose pourpre mais non, il s'agissait de la reine !

- N'aimant pas en effet le rôle historique du cardinal de Richelieu, je lui ai préféré la rose ancienne Reine des Violettes obtenue par Millet-Malet en 1860, hybride remontant au fleurs très doubles, en quartiers, pourpre violacé, évoluant en parme à l'épanouissement - mais chut, je ne peux bavarder dans ma loge ... Un vieux monsieur me rappelant mon professeur de chimie toussote afin que je me taise.

Mais oui ! je me souviens à présent : les feuilles contiennent un pigment vert : la chlorophylle qui absorbe l'énergie solaire leur permettant de croître. Certaines plantes possèdent en plus un pigment jaune qui absorbe d'autres couleurs de la lumière et qui reste dans la feuille quand elle meure aussi devient-elle jaune !
Un troisième groupe de pigments, les anthocyanines, se rencontrent aussi dans la sève cellulaire des feuilles et produisent la couleur rouge.

En automne, le raccourcissement des jours et les nuits fraîches préparent les arbres aux rigueurs de l'hiver : un bouchon de liège se forme entre la branche et le pétiole de la feuille bloquant la circulation des éléments nutritifs et la fabrication de chlorophylle : la couleur verte des feuilles s'estompe ainsi. Si les feuilles contiennent de la carotène, elles passeront du vert au jaune. Le sucre contenu dans la feuille, bloqué aussi par ce bouchon va former des anthocyanines colorant de rouge les belles livrées de certaines feuilles.

Ah, voici l'entracte ! Mais non la pièce est terminée ! Oh ! j'ai du m'assoupir, cette sieste fut bien agréable ...

dimanche 19 septembre 2010

Bouquet d'hydrangea séchés


Si je savais peindre, je choisirai les inflorescences des hydrangea pour modèle ...
La subtilité des coloris me laisse admiratif alors quand j'ai vu cette peinture sur toile de l'artiste Marie Olivia Cork ...

Les fleurs , prenant leurs teintes automnales tout autres, sont magnifiques en cet fin d'été ; les roses font place en effet au vieux rose, au rouge brique, au vert ... Les feuilles rougissent également, surtout si elles ont bénéficié d'un ensoleillement.

Pour immortaliser ces splendides teintes, j'ai fait sécher les fleurs des variétés Mousseline (Lemoine 1909) devenant vert amande, Freudenstein (Preisig - Haller 1966) rouge marbré de vert ainsi qu'une variété fanant rose dont le nom m'est inconnu. Il s'agit du premier hydrangea macrophylla acheté avant que le virus du jardinage ne me gagne !

Ce bouquet, entouré d'un papier de soie au coloris plus soutenu mettant en valeur le camaïeu, retenu par un lien de raphia, orné d'un coeur en pâte à sel confectionné par les enfants, est simplement posé en rappel de celui de la peinture.

Ce bouquet offert à la maîtresse des lieux semble oublié, là ou il a été déposé pour une ambiance " siècle passé " ...


(PS. Se référer aux commentaires pour techniques de séchage)

mardi 10 août 2010

Hydrangea Hayesha, tendre peinture ou l'étude d'une personnalité ...


J'aime les hydrangea pour le camaïeu de leurs teintes, subtile harmonie...

Même si la couleur est parfois forte : rouge, parme, violet ; elle n'est jamais vive. La personnalité de l'hydrangea est ainsi discrète malgré une grande classe.

La tendresse est le fond de son coeur ; constant, il sait être passionné, revêtant alors lesdits coloris sanguins ci-dessus. Penser qu'il serait froid est une erreur, le bleu qu'il choisit parfois est douceur. Avez vous remarqué qu'il reflétait alors l'azur des cieux ? J'oubliai la candeur des variétés blanches dont les inflorescences ressemblent aux nuages que dessinent les enfants ...

La fidélité est une autre de ses nombreuses qualités, fleurisssant de juin aux gelées.

J'aime son caractère. L'hydrangea est d'une grande richesse par le dégradé de ses couleurs selon la floraison et la luminosité.

Chaque inflorescence est une peinture, les massifs deviennent galerie d'art.

Je pense que la variété Hayesha aux véritables fleurs de lilas me fascine le plus.

lundi 2 août 2010

Promenade en sous bois ...


La pluie distille les fragrances les plus suaves en ce début de soirée, se promener au jardin devient un temps de plaisir olfactif... J'oublie les lysimaques, les reines des prés et tant d'autres, qui, couchées par les averses ne se relèveront plus, pour garder à l'esprit le meilleur : les senteurs enivrantes faisant tourner la tête ...

Sous la pluie, j'ai remarqué que les plantes se couchaient , s'étiraient, allongeaient le cou pour effleurer le jardinier, attirer son attention afin d'être caressées, portées près de son visage, comme le fait un fidèle animal de compagnie et comble de bonheur, espérer que le jardinier pose sa joue contre elles ; quant elles ne barrent pas délibérément son chemin comme l'hydrangea aspera Anthony Bulliven sur ce premier cliché ...


Au détour des allées, mon pas a caressé les phlox , la menthe, l'agastache, le fenouil ... le clerodendron embaumant à douze pieds m'a séduit. Je retrouvai auprès de lui l'arôme capiteux d'un gewurtraminer vendange tardive. Bien qu'il ait qu'une seule tige, il drageonne déjà et remplira l'espace.


Poursuivant mon chemin, je fus arrêté par la primevère du Tibet - Primula florindae - certes en fin de floraison mais au parfum de jasmin et pain d'épices ...














Ivre de senteurs, j'aurai pu oublier les inodores, les hydrangea, les plantes les plus discrètes ... les fougères ... mais un instinct me conduit vers elles, leurs vouant un culte admiratif.
Je les préfère justement sous la pluie, les gouttes en suspend révèlent la délicatesse des frondes, les nuances de vert sont sublimées, leurs environnement natif retrouvé, l'illusion devient totale, je marche dans un sous bois.




La plus petite fougère - Asplenium trichomanes - constitue un spectacle à elle seule, saisissant contraste de beauté face aux pétasites.










Contraste architecturale face au buis qui reverdit,






toujours en harmonie avec les hydrangea, ici involucratis Hortensis

P.S. Fougères et hydrangea seront présentés au fur et à mesure de l'inspiration ...

mardi 27 juillet 2010

Hydrangea paniculata Unique et Limeligth



La canicule de ces dernières semaines m'amène à réfléchir sur l'orientation de ma collection d'hydrangea déjà présentée sur Jardipédia rubrique " album ". Je pense développer les paniculata résistant très bien à la chaleur et demandant un emplacement ensoleillé. Par contre les inflorescences sont quasiment toujours blanches, il existe cependant quelques variétés roses.

Ce cliché présente au premier plan l'hydrangea paniculata Unique (détail ci-desous à droite) aux inflorescences aériennes ,obtention de Belder ; au second plan l 'hydrangea paniculata Limelight obtenu par Peter Zwijnenburgau ... Les inflorescences coniques très denses ont un coloris d'abord vert anis puis crème et enfin vieux rose en fin de saison (détail à gauche).








Ces hortensia ont trois ans, cet article me permettra de suivre leur évolution les prochaines années.