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mardi 19 juin 2018

Majestueux mais fragile ...


Majestueux mais fragile lys martagon !

Fragile non par sa rareté, l'espèce bénéficiant d'une interdiction de cueillette, en l’occurrence ce bulbe a été acheté, mais par les attaques des criocères mangeant feuilles et boutons, aussi a-t-il grandi cette année au jardin sous moustiquaire, offrant ainsi ses majestueuses corolles.

lilium martagon




jeudi 23 mai 2013

Les trésors de la biodiversité


Voilà la raison qui me convainc de ne pas tondre systématiquement une pelouse !


 

J'ai découvert, cette année encore, une ophrys apifera !
 
Quelle satisfaction, un peu comme celle de trouver une morille !
 
L' ophrys vue l'an dernier n'a pas repoussé, celle-ci se trouve vingt mètres plus loin. Ce nouveau périmètre a aussitôt était déclaré   " zone sensible de préservation " et interdite au piétinement. 
 
Cette espèce semble bien capricieuse !

Je sais juste par expérience que toute transplantation est vaine car elle vit en symbiose avec des bactéries dans le sol. 

Je suis preneur de tout conseil et partage d'expérience à son sujet, alors n'hésitez pas !





Ophrys apifera
 
 
Je suis toujours surpris de trouver de telles plantes dans mon jardin urbain  ... Et celle-ci est vraiment fascinante par son mode de fécondation.
 
 
Voici un extrait de sa fiche descriptive selon wikipedia

Étymologie

  • Ophrus signifie sourcil.
  • Apifera : du latin apis (abeille) et fero (je porte)

Floraison

En France de mai ou avril à juillet.

Habitat

Cette espèce se rencontre en pleine lumière ou à mi-ombre, sur sols surtout calcaires, dans les pelouses, les garrigues, les broussailles, les bois clairs, les prés ras, rocailles, talus, dunes au bord des routes également. Elle ne se retrouve pas au-dessus de 1000 mètres d'altitude.

Pollinisation

L'Ophrys apifera est pollinisée par des abeilles solitaires (dont plusieurs espèces d'eucère) mais pas par les abeilles sociales (comme l'abeille domestique). La plante attire l'insecte en produisant une odeur qui imite l'odeur de l'abeille femelle. De plus, le labelle se comporte comme un leurre que l'abeille mâle confond avec une femelle. Le transfert de pollen se produit pendant la pseudocopulation qui s'ensuit.

Si la fécondation croisée n'a pas eu lieu, l'Ophrys apifera a recours à l'autofécondation.




Deux autres représentants de la famille des orchidées au jardin :

Orchis militaris
Orchis mascula

 
 
 
Dans la prairie, rosa pendulina (Linné 1753) ouvre également sa première fleur sous la pluie ...
Ce rosier montagnard appelé aussi rosier des Alpes a été choisi car il est indigène à la région.
 
Je préfère la beauté des roses botaniques à celles des obtenteurs. Rien ne surpasse la beauté de la Nature car Elle est l'origine, permettant, elle seule, le travail et le génie des horticulteurs. 
 

rosa pendulina

mardi 30 avril 2013

Tonte reportée au profit de la BIODIVERSITE ...


Tandis que le moteur des tondeuses ronronnent ou pétaradent dans les propriétés voisines, au Jardin d'Adiante, point de bousculade ... Non par flegme helvétique mais par souci de la biodiversité !

Déjà il ne faudrait pas couper plus du tiers de la hauteur pour que la pelouse se refasse une santé au sortir de l'hiver mais cela me permet de voir les plantes indigènes au jardin à sauvegarder.

La pelouse a fini en effet par retrouver sa nature originelle, laissant place aux graminées et plantes de prairie. La pelouse doit avoir environ huitante années ou alors s'agit-il des pâturages préexistant les villégiatures de la Belle Époque ...

Finalement, dans l'hypothèse d'un réaménagement complet de mon jardin,  je ne pense pas vouloir un gazon car la diversité d'une prairie est si belle, si riche de vie, si utile !

Certes, il me faut déterrer les plantes les plus invasives méchamment nommées " mauvaises herbes "  à l'aide d'une gouge et cela demande du temps ...

Mais en cette saison succèdent aux primevères : violettes et coucous et parfois de nouvelles venues s'installent tel cet orchis mascula ou orchis mâle au beau milieu du jardin.
 
Si l'orchis mascula peut être commun , son apparition au sein d'un jardin urbain est un encouragement à l'accueil de la nature.
 
Souvenez vous, j'avais déjà eu le bonheur de découvrir une ophrys apifera , qui j'espère repoussera cette année !


















Quand j'ai commencé mon jardin voilà 6 ans, ne connaissant rien des plantes, ayant juste appris a cultiver un potager auprès de mon père, le respect de la nature était une évidence et j'ai laissé de suite des parties de prairie non fauchées. Ce qui est tendance aujourd'hui.

Un espace vert écologique voilà l'enjeu du jardin, terrain de jeu de toute une flore sauvage, toute une faune amie ...

Aussi le jardin attend-il  avec impatience son "label" REFUGE LPO mais je vous en reparlerai !




lundi 11 juin 2012

Pluie et miracle de la nature !



Je me suis promené au jardin, dépité par cette semaine froide et pluvieuse ...

Je cherchais la rose fraîchement éclose ...

Hélas, les boutons ne sont qu’avortons !

La fleur de l’âge effeuille les pages de son malheur ...

Les pétales : pacotille d’un vieil étale,

Piètre fragrance, dormance et fièvre ... Il pleut.


Il pleut tant à délaver le rose des roses ...
(Rosa arvensis)


Composant machinalement ces quelques rimes et jeux de mots au retour de la roseraie champêtre, écartant les grandes herbes me lapant mains et pantalon, je m’arrête net, me penche et n’en crois pas mes yeux.


Ophrys apifera


Je découvre un miracle de la nature : une ophrys apifera, orchidée qui doit son nom à l’apparence du labelle de sa fleur avec une abeille.

Cette orchidée produit aussi une odeur imitant celle de l’abeille femelle. Ces leurres attirent les mâles qui contribuent à la pollinisation !




Une ophrys apifera avait déjà fleuri dans ma pelouse il y a peut-être trois ans. Je l’avais transplantée pour ne pas la tondre mais le printemps suivant elle n’avait plus donné signe de vie. J’ai appris depuis que la plante vit en symbiose avec des bactéries dans le sol !

Quelle ne fut pas ma surprise et ma joie !

Cela ne peut que me conforter dans mon approche du jardinage, accueillir la nature en augmentant les zones naturelles !



dimanche 20 novembre 2011

L'arbre aux bombons ...

Le froid arrive lentement, cependant, quelques milliers de feuilles, parmi les sept milliards et sept feuilles des précédents billets, recouvrent d'ores et déjà les plantes gélives ...

La pluie n'est toujours pas annoncée, la neige ne blanchira pas encore les montagnes. Seule la rosée, abondante, abreuve la nature, nacrant les feuilles, sucrant les baies  ...

Sucrant ... Mais oui, de vrais bombons les fruits du callicarpa ! Le nom vernaculaire de cet arbuste est justement l'arbre aux bombons !

Quant au nom botanique donné par le naturaliste Karl von Linné, l'étymologie est grecque " kallos ", signifiant beau et " karpos " fruit. 


 


Cardiandra formosana, cousin herbacé des hydrangea, présente boutons et fleurs depuis octobre, boutons bombons que lutins et lutines, flotins et flotines, ondins et ondines viennent cueillir au jardin, perpétuant la magie des contes de fée.
Les flotins sont les esprits des morceaux de bois charriés par les torrents de montagnes, terminant leurs courses dans le lac Léman  ...


Cardiandra formosa


Et nous alors !

le froid nous invite à retrouver le décor des chalets avant celui de Noël, se réchauffer avec une tisane aux fruits,  se sucrer le bec avec des perlettes des Alpes aux myrtilles et framboises dans l'attente des fameux biscuits de l'Avent ...

Tenez, servez-vous !


lundi 13 juin 2011

Massif royal ...




Ce cliché aurai-t-il été pris dans le parc d'un château ?

Non , peut-être reconnaissez-vous à présent le style naturel du Jardin d'Adiante ...  Ce massif est royal par le nom vernaculaire des principales plantes qui le composent.

L'aruncus dioicus sylvestris portant le joli nom courant de Reine des Bois  est la principale clé d'interprétation - souvenez-vous - de ce tableau évoquant lisières de bois ou berges.

L'aronce domine cette scène par ses inflorescences en racèmes plumeux. Il s'agit véritablement d'un pied femelle reconnaissable aux inflorescences de couleur blanche verdâtre car l'espèce est dioïque tandis que les fleurs mâles sont ivoire. Les plantes femelle et mâle se situent à l'opposé mais j'ai cependant obtenu un premier petit prince ou princesse au jardin ...

Les reines des bois, barbes de chèvre, étymologie grecque de l'aronce ou barbes de bouc comportent plusieurs cultivars parmi lesquels, Kneiffi, remarquable par son feuillage finement découpé.
















Aruncus aethusifolius, quant à lui, ne dépassant pas la trentaine de centimètre, au feuillage tout aussi remarquable, est associé au myrrhis odorata. Ombellifère rimant avec fougère , ces dernières ne sont pas loin ...


  











Cerfeuil , fougère et graminées jouant avec le vent

La Reine des Prés prolongera la floraison de ce massif, se ressèmera avec générosité comme pour être la meilleure amie d'une autre reine ...

Fronde d'osmonde et reine des prés


Ce cliché présente ma reine de coeur, l'osmonde ou fougère royale.

Au premier plan de ce massif  se laisse photographier une Altesse, Sa Majesté la Reine Victoria, athyrium filix-femina Victoriae.
Chaque pinnule est ramifiée au niveau de la nervure formant un "v" ...


Athyrium filix-femina Victoriae

Les roses sont aussi reines au jardin, quelques boutons ont patiemment attendu la fin de la pluie ...


Rosa alba suaveolens

Rosa alba suaveolens

Rosa tenuifolia

Rosa luciae

Rosa acicularis nipponensis

Rosa centifolia ou rose chou

Ces rosiers botaniques plantés cet hiver offrent leurs premières floraisons à mes yeux émerveillés par tant de beauté naturelle car ils ne sont pas l'obtention de rosiéristes. Hélas je déplore et pleure la perte de rosa adiantifolia ...

Enfin un bouquet composé pour la Reine de ma vie ...


mardi 26 avril 2011

Narcissus poeticus, le narcisse des poètes ...

J'ai rencontré près du baquet en zinc, dans l'herbe sauvage de ma pelouse aux allures de prés, une curieuse famille de canard. La canne coiffée d'un fichu ricanait se dandinant, suivie de ses deux petits vêtus d'une barboteuse jaune canari. Vous trouverez leur photo dans le précédent billet.
Cette canne , un tantinet fin bec, dédaigna cette barbotière, me parlant d'une source en la forêt lointaine d'un antique royaume à la pureté exceptionnelle ;  aucun animal ne s'étant encore abreuvé, aucun canard  barbotté, aucune feuille automnale ayant effleuré cette onde cristalline ...

Il n'en fallait pas plus pour susciter ma curiosité. Pourrais-je découvrir plus bel endroit que mon bain de Diane ?

Nous arrivâmes enfin en cette forêt profonde, mystérieuse et je reconnus la source décrite par le poète latin Ovide dans les Métamorphoses, grand classique étudié au lycée. "  Près de là une fontaine limpide roulait ses flots argentés : jamais les bergers ni les chèvres, venant de paître sur les montagnes, ni toute autre espèce de troupeaux ne s'y étaient désaltérés : jamais oiseau, ni bête sauvage, ni feuille tombée des arbres n'avait troublé sa pureté. Bordée d'un gazon que l'humidité du lieu entretenait toujours vert, l'ombre des arbres défendait la fraîcheur de ses ondes contre les feux du soleil ".

Cette source est tristement célèbre car ce passage des Métamorphoses relate l'histoire de Narcisse, ce beau jeune homme grec éperdument amoureux de son image ...

La localisation précise de cet endroit s'est perdue et voilà que cette canne venait de m'y transporter ! Je faillis tituber à l'idée d'être le seul mortel à me tenir à l'endroit où Narcisse mourut ... Certes était-il fier, refusant l'amour en quête de sa soeur jumelle disparue ou de lui-même, mais si les dieux ne s'étaient mêlés de son destin, préférant l'honneur de la muse Echo , Narcisse ne se serait pas laissé mourir , épris de son image ...


Narcisse trépassé, ses soeurs le pleurèrent, préparèrent ses funérailles mais " on ne trouva à sa place qu'une fleur jaune, couronnée de feuilles blanches au milieu de sa tige ". Le narcisse, en effet, aime les endroits frais, sa fleur est toujours penchée ...

Narkissos est l'une des fleurs printanières que je préfère, avant tout pour son qualificatif  " des poètes " - par distinction aux autres narcisses, celui-là est le narcisse de la fable, des poètes  -  son parfum mais surtout  l'évocation des bois et prairies que je recherche au travers de mon jardin  ...




Le talent d'Ovide me captive, certes, mais le jardin devient un récit de fable grand ouvert par le nom des fleurs issus de la mythologie ...

Reflet ou double ?


Bel et fier Narcisse,
Martyre de ce divin caprice ...

Dans ton désarroi, solitaire,
Tu as, dès lors, de nombreux frères ...

Ta voix est parfum,
Trouves ton Echo en mon jardin ...


A Narcisse,
Adiante

lundi 18 avril 2011

Promenade vespérale au jardin ...

L'observation de la faune requière le calme, il en est de même de la découverte de la flore ! Un calme intérieur facilitera la communion avec la nature, la contemplation des formes et des couleurs suscitera l'émerveillement devant la divine création ...

Le matin, principalement le week-end, j'aime me promener au jardin comme si je me rendais prier dans une petite chapelle, la nature que j'admire élève mon âme ...

Le soir, en semaine, je me promène , décompressant ainsi de mon activité professionnelle, puisant de nouvelles forces pour une heure de bricolage ou de désherbage !

Je vous invite à me suivre en cette belle soirée et découvrir de nouvelles naissances chez les fougères, faisant suite au billet Nuit théâtrale , les frondes de l'osmonde royale tissées de soie cherchaient entre-elles un reste de douceur maternelle, rappelez-vous ...

Penchez-vous vers le berceau des fougères, retenez votre souffle, admirez les naissances de ces frondes ressemblantes et pourtant toutes différentes, comme vous et moi  ...

Certains bébés ont la peau noire, la chevelure épaisse ...

Dryopteris atrata


D'autres, la peau rose, la chevelure châtain clair ...


Dryopteris erythrosora


Et notre petit homme s'émerveillera peut être un jour devant les fougères !


Bienvenue Nelson dans le monde fabuleux des fougères ...

Le soir, la lumière sublime les formes des frondes, les découpes des pinnules, la structure des fleurs comme leurs couleurs. Les jacinthes des bois, diffusent leurs fragrances comme celles des tulipa sylvestris ,  exhalant à maturité un parfum incroyablement suave, précision rajoutée au précédent billet.

Les jacinthes des bois ne poussent pas dans les sous-bois de mes montagnes, je les aime tant pour le spectacle qu'elles procurent que je tente d'en acclimater au jardin ...

Hyacinthoides non scripta

Nuance de bleu, de parme au soleil couchant


la lumière rasante embellit par ailleurs le spathe de l'arum maculatum comme un ciel de lit, chambre nuptiale du spadice, fleur unisexuée du gouet tacheté.

Arum maculatum

Cette plante sauvage qui était au jardin avant que je n'arrive mérite un article à elle seule par le mode de reproduction de sa chambre florale ...

Ainsi mes promenades me font oublier l'aménagement récent de mon jardin ; les plantes sont source d'émerveillement tant la Nature est belle, admirable, parfaite ... Le jardin devient rêverie ... Bonne nuit.

samedi 16 avril 2011

Tulipa Sylvestris , quand le qualificatif botanique me subjugue ...

Je poursuis un idéal au travers de l'aménagement de mon jardin : la quête du naturel mais je suis loin, si loin de l'atteindre ...

Je recherche l'effet que produit la nature sur mon être, sentiment de liberté, de rêverie, repos de l'âme, oubli de tout ou presque ... 

Ainsi le qualificatif " botanique " associé aux plantes non hybridées par l'homme,  poussant à l'état naturel, sonne t-il comme un cristal. Ce mot incantatoire, magique, me permet de traverser le jardin comme un miroir, apercevant la Nature au travers de mon jardin, rejoignant prairie et bois,  enfin d'imaginer car les plantations sont récentes ...

Cet épithète hypnose, me subjugue, m'enivre de rêve ...

Si je pouvais échanger pivoines et rosiers anciens contre des variétés botaniques me ferait gagner un grade initiatique car la place manque sur la voie de cette nouvelle révélation !


J'ai ainsi commencé à remplacer mes tulipes par des variétés botaniques et tulipa sylvestris, la tulipe des bois, est mon coup de foudre, loin de ses cousines hybridées, maquillées, sophistiquées.


Tulipa sylvestris, aux longues feuilles paresseuses,
cacardent comme de jeunes oisons ... 


Espèce protégée, cette tulipe qui était commune se trouve auprès de producteurs de bulbes spécialisés. Le bouton penché , ovoïde, me faisant penser au jeune oison se relève à l'épanouissement.
 
 




Cette tulipe très parfumée à maturité , préférant les sols frais mais drainé, la mi-ombre est associée à différents epimedium à floraison jaune.




Non loin, poussent un petit groupe d'érythronium aux fleurs en forme de pagode, au joli feuillage marbré, hélas souvent mangé par les gastéropodes.


Erythronium
 


Ces plantes poussant dans l'herbe folle apportent un côté boisé contrastant avec le classicisme de la topiaire médicis, remplie cependant de mousse et agrémentée d'un lierre.

Les plates bandes du jardin,  entourées de buis pour certaines, sont couvertes selon les saisons de myosotis et autres " mauvaises  bonnes herbes ", n'en déplaise aux puristes. Fleurit ainsi, dans l'une d'entre-elles, aux pieds des rosiers, la tulipe botanique Bakeri lilac wonder, pure merveille également.





 
D'autres variétés présentes au jardin fleuriront les billets des prochains printemps !