Cornaline théâtrale
Affichage des articles dont le libellé est Hiver. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Hiver. Afficher tous les articles
dimanche 23 novembre 2025
jeudi 8 mars 2012
30 millions d'années et moi et moi et moi ...
Fasciné par la glaciation du lac, j'ai franchi les frontières de mon jardin et me suis rendu sur le toit du monde, là où la terre rejoint majestueusement le ciel, là où les fleuves prennent naissance ...
Tagué par Ingrid je tenterai de répondre par ce billet aux onze questions posées, vous laissant le soin de remettre en ordre la cordée.
Les nuages cachent les Grandes Jorasses (4208 m) et le Mont Blanc (4810 m) à droite de l'Aiguille du Dru (3754 m), un peu à l'image de mon caractère discret.
Épris de liberté, j'abandonne parfois mon jardin et ses fougères rejoindre les grands espaces sauvages, oubliant tout, oubliant ce jeune jardin aux arbustes nains contrastant avec les forêts séculaires, les montagnes datant du Carbonifère ...
| L'Aiguille verte vue depuis les Grands Montets (3275 m) |
Je n'ai cependant pas le goût du risque comme ces trois alpinistes à mes pieds s'apprêtant à gravir l'Aiguille Verte, préférant skier sur le glacier (!). Un clic sur la photo vous permettra de voir les skieurs.
| Glacier d'Argentière |
La nature s'offre à nous mais avec prudence ...
C'est parti pour la glisse avec la possibilité de skier sur la langue du glacier sans penser aux crevasses sous l'épaisseur de la neige ...
Le glacier n'est plus praticable, je décide de rentrer sagement ...
Calme, pureté, beauté immaculée ... En fait je voulais vérifier que l'Hiver s'en était bien allé rejoindre les neiges éternelles et laisser place au bienheureux printemps que j'irai découvrir prochainement au jardin ...
Voici les onze questions de mon interview :
1) votre fleur préférée
2) votre parfum préféré
3) votre revue préférée
4) votre animal préférée
5) votre saison préférée
6) votre cadeau préféré
7) votre hobby en dehors du jardin
8) votre défaut
9) votre dernière création
10) votre couleur préférée
11) votre dernière sortie .
Bon je n'ai pas répondu aux questions 3-4, mon cadeau préféré serait une nouvelle tenue de ski et vous laisse deviner certaines.
J'ai juste le temps d'écrire ce message, je suis navré de ne pouvoir commenter vos blogs comme je le souhaiterai. Voilà quatre mois que j'ai commencé mon nouveau travail et j'émerge seulement !
Cordialement
samedi 11 février 2012
Il y a 15 000 ans ...
Il y a 15 000 ans, c'était la dernière période glaciaire, le lac Léman se constituait lors du retrait du glacier du Rhône, ce dernier traverse en effet d'est en ouest le plus grand lac d'Europe centrale.
L'hiver, le lac a parfois de vague souvenir de ce lointain passé alors embruns, écumes et vagues tentent de figer temps, nature et paysage, comme le photographe par ses clichés, le poète au moyen de ses mots ...
samedi 4 février 2012
Quel froid !
La maison du jardinier prend un air de datcha russe ...
Le lac, des airs de banquise ... La bise souffle un froid sibérien et la température est de moins onze degrés !
Bien à vous ...
vendredi 4 février 2011
Jardinerie en souffrance ... Souffrance du jardinier ...
| Profond sommeil ... |
Les tables étaient autant de tombes d'un cimetière.
Quelques photos et des inscriptions effacées,
Vestige d'une activité, je me suis signé ...
| Allée du souvenir ! |
| Mémoire d'outre-tombe ... |
| Exfoliation |
Je cherchais un arbre à la remarquable écorce,
Les blancs betula n'étaient que squelettes sans force,
Acer griseum exfoliés tels des momies,
Seuls les cornus sanguinea semblaient en vie ...
| Sanguinolents cornouillers |
Terreau éventré, ex-voto, fertilité,
La terre est glacée, nudité, stérilité ...
J'ai approché le Styx, entrevu les Enfers ...
Je décompte les saints sonnant la fin de l'Hiver.
Adiante
J-44 !
jeudi 20 janvier 2011
Réanimation
Quatrième saison et première salle de réveil …
Le jardin quittera-t-il enfin son sommeil ?
Tempes glacées, mains givrées, terrible morgue, j’ai peur ...
L’inquiétude et l’attente m’engourdissent de frayeur.
Palpant les bras nus des arbustes, je suis fébrile,
Cherchant signes de vie, timides bourgeons graciles.
Trop tôt encore … Je me retire de son chevet …
Les mésanges s’envolent retenant leurs menuets …
Nature infaillible au renouveau des saisons,
Formidable espoir de vie, de résurrection !
Combien de lunaisons précèdent ton action ?
Adiante
Si la vie pouvait chaque fois gagner le combat contre la maladie …
Si la liberté démocratique sommeillant au fond de chaque peuple opprimé pouvait se réveiller en douceur à l'exemple de la nature …
Si ...
| primula vulgaris |
Ces floraisons sont au jardin un formidable espoir de vie ...
Un drap pour symboliser une chambre d'hôpital, quatrième saison, pardon au quatrième étage, unité de soins post-interventionnels ... Un drap pour suggérer la morgue ... Mais le jardin est bien vivant !
dimanche 9 janvier 2011
Expiration ...
Je regrette parfois que mon jardin, par sa situation urbaine, ne soit envahi de brume ou soit transfiguré par le brouillard, de tels paysages me fascinant toujours ...
| Brume hivernale ... |
Il me faut alors parcourir bois et forêts ... J’ai ainsi découvert, au sein d’un vallon granitique, une source.
La rencontre de l’air et de l’eau crée une brume magique, féerique, mystique, onirique, mélancolique …
| Le sein granitique allaitant de brume ... |
Cette brume hivernale est présentée dans ce poème comme l’expiration d’un souffle de vie …
Expiration
La nature est exsangue, son dernier souffle tiède,
Peine à envelopper le bois déjà mort et
Succombe à ranimer le lumignon de vie …
La brume ne cache plus le bain des muses endormies,
Les animaux ne jouent plus venant s’abreuver,
La source pleure à présent ennui et solitude.
Les arbres semblent retenir de leurs bras maigres
Des lambeaux de brume comme autant de souvenirs ;
Quand toute création naissait de ces entrailles …
Quand de sa chaude haleine, la Madone en travail,
Gardait le feu, préparait l’argile à pétrir
Et la source en son sein dispensait vie sur terre.
Adiante
| Rencontre de l'air ... |
| et de l'eau ... |
| La brume semble dessiner une femme ... Evocation du bain des muses à présent endormies ... |
La taille croissante de ces trois clichés évoque la source devenant torrent, devenant inspiration ...
| La Madone, parturiente en travail, pétrit l'argile de la création et garde le feu ... |
| L'eau amniotique de vie |
mercredi 22 décembre 2010
Attente
Les grands froids des premiers jours de l'hiver me contraignent à effectuer les cents pas dans l'attente d'un redoux permettant de travailler la terre et d'installer des rosiers mis en jauge ...
Le jardin se présentant derrière les fenêtres de la maison frappe à la porte de mon coeur ...
Attente
Il me tarde de retrouver mon jardin d’antan,
Embelli à présent par tant de souvenirs ...
Poursuis ta course inexorable, funeste temps !
Même si demain, de même, il me faudra mourir.
Cherchant l'idéale beauté, j’ai planté sans cesse.
Oeuvre inachevée, fragile vision personnelle …
Hiver, temps de deuil ou de nécessaire grossesse,
Éprouve ma patience, ma création renouvelle …
Adiante
La conception de mon jardin est parfois une remise en question ... Me projetant dans l'avenir, je me demande quel sera son devenir, un jardin étant si personnel par le reflet de nos goûts, de notre personnalité ... A moins d'aménager un jardin sans âme, ce qui n'est pas l'objet de nos blogs !
Bien que j'effectue mes plantations - toujours achetées suite à un coup de coeur - selon l'inspiration du moment, il m'arrive parfois de griffonner une esquisse quand elle me fait défaut ou l'exercice difficile !
En l'occurrence ici, un talus bordé sur la droite d'une banquette de lonicera installée par les anciens propriétaires que je taille deux fois l'an. Les végétaux plantés cet automne se veulent naturels (rosiers botaniques, arbustes ...) aussi je pense mettre trois buis taillés en boule pour parfaire l'esprit rigoureux de la banquette puis à deux mètres un buis libre dont la fonction sera d'unir l'esprit naturel du talus avec la partie plus cartésienne !
Quand l'inspiration naît , je suis obligé d'écrire, me levant parfois la nuit mais tout ne peut-être publié sur ce blog ... Voici donc un ultime billet avant Noël !
Que la douce lumière de Noël vous apporte paix et bonheur !
mercredi 8 décembre 2010
Terre de combat ...
La neige, tel un envahisseur, s'est enfin retiré après avoir couché les fougères fières de leurs cuivres, dénudé les vivaces revêtues de dentelles de givre et colliers de perles, fauché les graminées jouant avec le vent, agenouillé les branches des hydrangea aux inflorescences gourmandes , je ne sais si ces dernières se reléveront de ce combat , écartelé et cassé les fines jambes des jeunes rosiers ...
Le champ de bataille n'est que consternation et désolation. Le faste automnal, avant-hier encore, décorant si richement le jardin, le parant d'or, ne pouvait présager cette avancée, hier, de l'hiver, recouvrant le jardin d'un linceul, puis par un dais funéraire en ce funeste jour ...
L'insouciance de ce jeune jardin , comme celle de son gardien, s'est heurtée subitement à la conscience de la vie et de la mort ...
J'écris ces mots pensant à Juliette, amie de classe de mon plus jeune enfant, dont le papa vient de décéder brutalement ...
Au jardin dénudé de végétation, ne subsistent plus que les courbes du terrain , dessinant, là encore, la silhouette d'un corps gisant à terre ... Les jeunes arbustes se fondant dans la terre argileuse, boueuse, grasse, détrempée.
La terre nourricière, elle-même repue à l'écoeurement de toute cette eau, vomit; l'herbe privée de lumière jaunit ...
La terre nourricière, elle-même repue à l'écoeurement de toute cette eau, vomit; l'herbe privée de lumière jaunit ...
mercredi 1 décembre 2010
La neige tisserande ...
La neige se fait infatigable tisserande. La navette incessante, alignant sur l'ouvrage fils de laine, soie et duvet, tisse écharpes et bonnets au jardin, puis le soir venu, les brode sans relâche de diamants et fines perles de glace.
Les fauteuils se sont ainsi vu décorés de moelleux coussins à l'assise d'une extraordinaire douceur ...
Les buis encapuchonnés, les arbres gantés, les plantes emmitonnées, la belle nymphe emmitouflée ...
Notre tisserande est une mère prévenante ...
| La tisserande rajoute sans cesse de nouveaux coussins et brode les diamants le soir venu ... oh ! |
dimanche 28 novembre 2010
Reine des Neiges et pommes d'amour ...
Mingingi nous conta l'histoire de la Petite Pomme qui voulut voir la Reine des Neiges au péril de sa vie ... Elle ne croyait pas l'expérience de ses aînées, mal lui en prit ! La Reine vint dans un tourbillon de neige duveteux, merveilleux mais douceureux car sa beauté allait être fatale sans l'entremise de Dame Tartine ...
Ne fréquentant au jardin que des nymphes, je me désolais parfois en confidence auprès de Gine, une dame d'une grande sagesse , l'une des marraines de ce blog, rappelez-vous, de ne pas avoir encore vu cette Reine évoquée par de nombreuses personnes ...
Sans doute Sa Majesté apprit-elle ce désir depuis sa contrée septentrionale car elle vint s'inviter au banquet offert au jardin. Comment le sut-elle ? Je ne sais, sans doute une rumeur nommée
" buzz ", peut-être le blizzard, ce messager précédant sa venue lui aurait-il rapporté le délicieux parfum des macarons ...
" buzz ", peut-être le blizzard, ce messager précédant sa venue lui aurait-il rapporté le délicieux parfum des macarons ...
Ainsi la neige tomba toute la journée, mais au travers d'une accalmie, je pus observer la beauté de cette femme, vêtue d'un manteau de neige pareil à fourrure d'hermine, ornée d'un diadème d'argent scintillant, de perles et de diamants ...
Quant à notre Petite Pomme, transformée par Dame Tartine en pomme d'amour, j'aurai bien voulu savoir pour qui elle était destinée !
J'avais chargé un elfe de surveiller la cuisine mais le coquin, gourmand, la déroba et l'apporta au jardin. Dame Tartine s'affolait, criait par tous les saints de la forêt, du verger, de la prairie ...
De retour du jardin, après avoir rencontré la Reine des Neiges, je découvris une pomme dans la neige.
- "Curieux ! Ah le chenapan, le gredin !" dis-je comprenant ce qui c'était passé ...
Cherchant le coupable, je découvris d'autres pommes d'amour, devant la fougère Osmonde, la Reine des Fougères - serait-ce un hasard ? - ainsi qu'aux pieds des fougères aigles, fougères des clairières et des bois par excellence.
| Pomme d'amour et osmonde ... |
| Pomme d'amour aux reflets de fougère aigle |
L'elfe, soucieux de réparer sa faute, avait préparé de délicieuses pommes d'amour et le caramel aux reflets rouges comme les joues de Dame Tartine, s'accordait à merveille avec les tons brûlés de ces fougères ...
Sitôt les invitations adressées à Mesdames Tartine et Mingingi par pigeons voyageurs, celles-ci vinrent les déguster ... Au cours de notre goûter, je tentais de percer le secret de Dame Tartine, en vain, nous ne saurons pas, je pense, qui était ou sera le destinataire de la belle Petite Pomme d'Amour ...
mercredi 24 novembre 2010
Une fontaine, quatre saisons, une vie ...
Cette poésie écrite en 2008 illustre les bois que j'aime aussi noisetiers et fougères au jardin sont une évocation de ces endroits, le temps d'un regard, le temps infini d'une rime ...
Alors que le jardin tend à disparaître en cette fin d'automne, ne reste plus que le simple spectacle des branches semblant toutefois se fondre, de loin, aux couleurs de la terre, malgré quelques persistants, quelques précoces hellébores en floraison ...
Restent alors les souvenirs, les beaux jardins des amis, les photographies, les poésies comme celle-ci ...
La fontaine
Sur le banc de l'école, lassé des litanies,
Je suivais les oiseaux, rêvant de mon vallon,
Présent à l'appel de la nature, le jeudi
Était le rendez vous des nymphes chaque saison.
Là où le bois joint le ciel se trouve une fontaine,
Mystérieuse sous l'épais couvert des coudriers,
Au fond de laquelle se reflètent un vieux chêne,
La chaîne d'or d'un prince, dit-on et son épée.
Las de tant de courses, j'admirais le soleil
Finissant la sienne, éclairant le fronton,
Fondant la crinière de ce lion sans pareil,
Cette tête en fonte ressemblait alors à Triton.
Capillaires si légères, belles fougères doradilles,
Comme autant de gracieux cheveux et de sourcils!
La pierre est aussi douce que la peau de ma mie,
La mousse tarit le bruit, l'amour en fait son lit...
Souvenir de moiteur, de parfums capiteux,
Quand narcisses des poètes et jacinthes fleurissaient ...
L'été, le flot, impétueux ou langoureux,
Confiait ses secrets à qui savaient les garder.
L'automne, les jours de brume, tout devenait magique,
Mais les feuilles, voile de volupté, se détachaient.
Sous le givre, la fontaine devenait gothique,
Telle une boule de cristal, l'avenir je lisais.
Appuyé sur son sein, naissait l'inspiration,
Les dieux m'enseignaient lettres, arts et géométrie.
Aux maîtres, j'ai toujours tu cette éducation,
Prés de toi, j'ai puisé trésors, forces de la vie.
Adiante
Inscription à :
Articles (Atom)
