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mercredi 13 octobre 2010

Feuilles d'or ...



Ce tapis d'or invite à la contemplation de l'éphémère ... Ces feuilles sont comme autant d'instants écoulés mais précieux, que la vie, symbolisée par les marches de cet escalier, nous offre ...

samedi 9 octobre 2010

Le vieux châtaigner du jardin ...

"Oh papa, tu piques comme une bogue " me disent les enfants quand j'oublie mon rasoir pour plusieurs jours ...
Le châtaigner influencerait-il mon apparence ? En tout cas je l'admire même si parfois je hais le travail qu'il apporte l'automne.

Permettez-moi de vous le présenter. Tout d'abord il a deux énormes branches horizontales, deux bras qu'il ouvre pour vous accueillir et vous serrer contre son coeur moussu, comme le ferait un grand-père, puis d'autres branches s'élancent haut dans le ciel et sont l'aire de jeu des écureuils ...

Quand je passe devant lui le matin, je le salue car un arbre est toujours vénérable m'avait dit un jour une dame vietnamienne âgée ...
Ah ! Si cet arbre pouvait parler ! Au contraire, il se tient silencieux pour que nous écoutions notre voix intérieure ... Son âge plus que centenaire confère une sagesse, apporte calme et requière le respect.

N'est-ce pas moi, en effet, qui me plie devant lui pour ramasser bogues, marrons et feuilles mortes, n'est-ce pas lui qui procurait jadis la farine de châtaigne permettant de préparer le pain, n'est-ce pas ses feuilles qui servaient autrefois de lit, ne contribue-t-il pas à l'oxygénation de notre planète ?

J'avoue que je n'aurai pas planté de châtaigner si il n'était pas là mais j'apprécie son ombre bienfaitrice et ses marrons sont tellemet bons, grillés, en crème et surtout en liqueur !








samedi 2 octobre 2010

La féerie des teintes automnales






Je me suis promené au jardin cet après midi sous une chaleur fort agréable, vingt deux degrés, cherchant ou je pourrai bien planter l'hydrangea macrophylla Hanabi et le serrata Angustata que j'ai achetés, la couleur blanche manquant à ma collection ...

Le jardin était en harmonie, paré de rose indien, vieux rose, vert amande et pistache ... Pour ce spectacle, serrata et darmera peltata avaient revêtu le même costume de saltimbanque, aux losanges de tissus chamarrés ; Aronia melanocarpa, les joues rouges tant il avait chaud dans son uniforme militaire , avait aligné plusieurs médailles, tandis que des actrices, plus belles les une que les autres, étaient parées de sari rose ou or ...


Je crus voir un cardinal entrer sur scène quand les rayons du soleil éclairèrent une rose pourpre mais non, il s'agissait de la reine !

- N'aimant pas en effet le rôle historique du cardinal de Richelieu, je lui ai préféré la rose ancienne Reine des Violettes obtenue par Millet-Malet en 1860, hybride remontant au fleurs très doubles, en quartiers, pourpre violacé, évoluant en parme à l'épanouissement - mais chut, je ne peux bavarder dans ma loge ... Un vieux monsieur me rappelant mon professeur de chimie toussote afin que je me taise.

Mais oui ! je me souviens à présent : les feuilles contiennent un pigment vert : la chlorophylle qui absorbe l'énergie solaire leur permettant de croître. Certaines plantes possèdent en plus un pigment jaune qui absorbe d'autres couleurs de la lumière et qui reste dans la feuille quand elle meure aussi devient-elle jaune !
Un troisième groupe de pigments, les anthocyanines, se rencontrent aussi dans la sève cellulaire des feuilles et produisent la couleur rouge.

En automne, le raccourcissement des jours et les nuits fraîches préparent les arbres aux rigueurs de l'hiver : un bouchon de liège se forme entre la branche et le pétiole de la feuille bloquant la circulation des éléments nutritifs et la fabrication de chlorophylle : la couleur verte des feuilles s'estompe ainsi. Si les feuilles contiennent de la carotène, elles passeront du vert au jaune. Le sucre contenu dans la feuille, bloqué aussi par ce bouchon va former des anthocyanines colorant de rouge les belles livrées de certaines feuilles.

Ah, voici l'entracte ! Mais non la pièce est terminée ! Oh ! j'ai du m'assoupir, cette sieste fut bien agréable ...

jeudi 23 septembre 2010

Bel automne

















Bel automne aux yeux noisette, à la chevelure rousse,
Pourquoi es-tu parfois si mélancolique,
Partagé entre calme et pleur,
Chaleur et froideur,
Abondance et rigueur ...
Pourquoi te laisses-tu mourir, envahir par l'hiver ?

Tu sublimes l'été de tes richesses,
Tu émailles les prés de colchiques,
L'or que tu dispenses comble nos coeurs,
Par magie se fondent les couleurs,
Après avoir rougi de plaisir et de bonheur ...
Tu es le chant du cygne : l'été, c'était hier !

Adiante
















Simple regard sur mon jardin ou la nature environnante pour illustrer ce poème ...

Ces photographies sont issues de l'album " Le bel automne " que j'avais fait paraître sur Jardipedia, à présent sur ce blog qui est devenu en quelque sorte le Jardin Officiel ou l'anthologie de mon jardin.

dimanche 19 septembre 2010

Bouquet d'hydrangea séchés


Si je savais peindre, je choisirai les inflorescences des hydrangea pour modèle ...
La subtilité des coloris me laisse admiratif alors quand j'ai vu cette peinture sur toile de l'artiste Marie Olivia Cork ...

Les fleurs , prenant leurs teintes automnales tout autres, sont magnifiques en cet fin d'été ; les roses font place en effet au vieux rose, au rouge brique, au vert ... Les feuilles rougissent également, surtout si elles ont bénéficié d'un ensoleillement.

Pour immortaliser ces splendides teintes, j'ai fait sécher les fleurs des variétés Mousseline (Lemoine 1909) devenant vert amande, Freudenstein (Preisig - Haller 1966) rouge marbré de vert ainsi qu'une variété fanant rose dont le nom m'est inconnu. Il s'agit du premier hydrangea macrophylla acheté avant que le virus du jardinage ne me gagne !

Ce bouquet, entouré d'un papier de soie au coloris plus soutenu mettant en valeur le camaïeu, retenu par un lien de raphia, orné d'un coeur en pâte à sel confectionné par les enfants, est simplement posé en rappel de celui de la peinture.

Ce bouquet offert à la maîtresse des lieux semble oublié, là ou il a été déposé pour une ambiance " siècle passé " ...


(PS. Se référer aux commentaires pour techniques de séchage)

mercredi 15 septembre 2010

Melpomène, muse du chant et de la tragédie ...


Peut-être le sculpteur du siècle passé pensa à Melpomène lors de la création de ce buste qu'il confia ensuite au fondeur pour en faire un ornement de parc car l'un des attributs de cette jolie muse est une couronne de pampre de vigne ...

Cette muse trouvée chez un antiquaire m'a inspiré quelques lignes rapidement griffonnées ...

" Au Jardin d'Adiante,
Toutes les Muses sont reines ;
Septembre et les vendanges célèbrent Melpomène,
Loin de l'excentricité de Dionysos et ses Bacchantes.

Les pluies de l'arrière-saison
Ont gorgé de sucre chaque raisin,
La main du soleil les a caressés, s'attardant aussi sur les seins
de cette jeune fille cachés par les pampres des versants de l'Hélicon.

Les grappes se parent de pourpre, de parme et de noir, somptueuse livrée ...
Les feuilles se piquent de rouille pour figer ce décor dans l'éternité".

samedi 11 septembre 2010

Anniversaire de mariage au Jardin d'Adiante ...



Nonante neuf roses offertes à mon Amour à l'occasion de notre anniversaire de mariage , noces célébrées un samedi dix septembre ...
Une rose par année ? Non, rassurez-vous, il ne s'agit que d'un chiffre symbolique pour des années de bonheur sans fin ...

Et voici celles offertes en retour au jardinier : des vivaces commandées auprès d'un pépiniériste membre de l'ASPECO. Je verrai lors de la plantation si le système racinaire est développé car ces boutures sont décevantes, pourtant ce spécialiste est renommé !

Merci à Jocelyne (Jardin de Chêneland), les visites de son jardin toujours fleuri m'ont décidé d'agrémenter le mien au moyen de vivaces fleurissant en juillet-août ... Il va falloir attendre pour les photos les amis !