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samedi 27 mai 2017

Confession



















Confession

Un jardin comme un aïeul,
Un jardin comme un conjoint.
La faux de la mort ne peut couper les belles éteules ;
L'amour ne peut croiser d'autres chemins.

Lassé, je m'efforce de l'aimer,
Pourtant il occupe toute ma pensée.

Je confesse être de ce jardin esclave,
Vous m'annoncez agrave et réagrave ...

                                                                                    
                                                                                     Adiante





Voilà sept années que le blog de mon jardin est le reflet de mon âme. J'apprends quotidiennent la discipline. Pour moi le jardinage est un discipula de vie, une discipline quasi monacale ...

Je réapprends à jardiner après une fracture accidentelle survenue voilà sept mois, fort heureusement à l'entrée de l'hiver. J'ai appris la patience, la reconnaissance pour les lentes améliorations, mesuré la force physique et la fragilité, la fragilité et la force de la vie. J'ai entraperçu la douleur permettant la compréhension des personnes souffrantes et d'appréhender les situations de handicapes ...

Meilleures salutations


samedi 31 décembre 2016

Un ange pour 2017 ...





Plâtre écaillé
Peinture défraîchie
Une histoire

Vie restaurée 
Cœur réconcilié
A présent 

Joie partagée 
Espoir rendu
Un avenir 



Quelle que soit votre histoire écornée par le temps, votre santé fatiguée, votre destin écorché, votre vie blessée, l'insouciance de votre jeunesse, une nouvelle page s'ouvre sur laquelle un ange de Dieu guidera votre écriture ...  Si vous prenez sa main ...



lundi 25 juillet 2016

Absinthe


Les  insectes sous les ombrelles,
lissent et reposent leurs ailes. 
Céleris, fenouils et absinthe laissés en fleurs 
distillent langueur et senteur. 
Les feuillages, cuillères argent,
Filtrent la pluie, sublimes instants. 
La fée verte coule et rafraîchit,
Invitation à la rêverie.


Les légumes non récoltés fleurissent  pour la beauté et la légèreté de leurs fleurs ...

jeudi 26 mai 2016

Regarder le jardin avec un cœur tendre ...





Fleurs éphémères,
Si belles sous la lumière,
Je les offrais, enfant, à ma mère ... 



Simplicité et spontanéité au jardin, évocation d'un bord de chemin ...



samedi 23 avril 2016

Le temps d'une feuille ...






Les feuilles se déploient bronze sous la printanière lumière. Le  soleil et la pluie les poliront or pour le solstice d'automne. Il faudra compter deux mains et deux surlendemains encore. 

Avant hier, la veille de la nuit des temps, se sont formées dans le bourgeon fœtal touché par un éclair, les nervures de la vie ; aussi, depuis, cette divine conception est-elle dessinée sur les feuilles ... 

Dans l'attente de la fin de l'instant présent les feuilles sont autant de mains ouvertes vers l'avenir, autant de mains jointes en prière par le vent ...

dimanche 27 mars 2016

De la Passion à la Pâques ...







Le Christ est mort. 
Abandon et désespoir. 
Pâques, victoire dès lors!
Salut, foi, espoir.




Couronne d'épines tressées pour Vendredi Saint

dimanche 28 février 2016

Une âme comme un oiseau ...


Passereaux aussi bons que beaux,
Trop tôt s'envole parfois la vie,
Âmes aux portes du paradis.

Reconnaissance, inconnue main,
Le matin accordant la pitance,
Âme aux portes de la grâce.

Beauté et apparat,
Hivernale fragilité, trépas,
Âmes aux portes du purgatoire.

Frivolité, oiseau écervelé,
Éphémère jouissance, tentation carnassière,
Âme aux portes de l'enfer.



gros-bec casse-noyaux
sitelle torchepot





mésanges bleue
et charbonnière


tarin des aulnes


Quelques mots rapidement griffonnés tandis que je contemple toujours avec ce même regard enfantin les oiseaux visiter la mangeoire, pour la première fois comme le gros-bec, occasionnellement comme les chardonnerets, pinsons, mésanges à longue queue, mésanges nonnette, le pic épeiche ou le tarin, continuellement telles mésanges noire, bleue, charbonnière, sittelles.

Le jardin est inspiration, la vie, un cadre par lequel la rêverie s'échappe ou se heurte contre les barreaux d'une cage. Au jardin, n'est jamais loin le chat maléfique dont les yeux reflètent la lumière, la lumière de l'Enfer disait-on. 

Je visite vos jardins moins assidûment, paresse hivernale oblige, occupé toutefois à mes travaux d'écriture mais j'ai chargé les oiseaux de vous transmettre mes amicales pensées. Alors accueillez-les, écoutez les chanter pour moi !

(Le purgatoire, bien que notion théologique catholique inventée, est juste utilisée pour la gradation dans ce poème)